ABSTRACTS 2004
Le
15e congrés annuel de rhumatologie se tiendra les 8 et 9 Mai 2004 à
Tunis à l'hôtel Sheraton.
Voici les titres de conférences
de mise à jour et ateliers, les abstracts des communications et des posters.
Voici
les titres des conférences et ateliers
1-Traitements
locaux de la gonarthrose (L Chaabouni-Tunis)
2-l'ostéoporose masculine (E Legrand-Angers)
3-Ostéopathie des entérocolopathies (H Sahli-Tunis)
4-Polyarthrite rhumatoide et athérosclérose(Elloumi M-Sfax)
5-Greffe de moelle osseuse et pathologie rhumatologique (I Bejia et M Younes-Monastir)
6-Thalidomide dexamethasone comme traitement d'induction du myélome multiple
du sujet agé de moins de 60 ans: résultats préliminaires
d'un essai multicentrique randomisé (A Abdelkefi- Tunis, coordinateur
du protocole thérapeutique national "myélome multiple")
7-Coxibs: Nouvelles utilisations dans le traitement de la douleur et de l'insflammation
(T Schaeverbeke-Bordeaux)
8-Atelier: Les anti TNF alpha au cours de spondylarthropathies (S Kochbati-Tunis)
9-Atelier: Faut-il traiter une polyarthrite débutante de façon
agressive (T Schaeverbeke-Bordeaux)
10-Ostéoporose: qualité osseuse et efficacité des biphosphonates
(E Legrand-Angers)
11-Atelier: La rééducation de l'épaule abarticulaire (M
H Elleuch-Sfax)
12-Atelier: Stratégies diagnostiques et thérapeutiques de l'ostéoporose
(P Orcel- Paris)
13- Stratégie des gestes locaux dans le traitement de la polyarthrite
rhumatoide (E Bouagine-Sousse)
14-Les hypophosphorémies (P Orcel-Paris)
15- Système Rank Rank ligand, et ostéoprotégérine
enrhumatologie (A Laatar-La Marsa)
Voici
les abstracts des communications:
C1
LE PRONOSTIC DE LA SCIATIQUE PARALYSANTE (SP)
M. H.Kallel
- M. Ezzeddine- M. Sellami-M. Elloumi-W. Abbès, M.H. Elleuch- H.B. Mansour,
S. Baklouti
Service Rhumatologie CHU Hédi Chaker 3029 Sfax
Introduction
: Les SP représentent 1 à 3% de l'ensemble des sciatiques vertébrales
communes. Le but de ce travail était d'identifier les facteurs influençant
la récupération de la paralysie.
Matériel et méthodes : cette étude rétrospective
a concerné 20 cas de SP colligés entre le 1er juin 1989 et le
31 mai 1999. Pour chaque observation nous avons relevé les caractéristiques
cliniques et les modalités thérapeutiques de la SP. Les résultats
fonctionnels (RF) ont été jugés, selon la classification
de PAILLAS (tenant compte de la force musculaire), en très bons (TB),bons
(B) ou mauvais (Mv) au recul final (39 mois en moyenne ; limites 54 jours et
11 ans) et à un recul supérieur à 2 ans (12 cas).
Résultats : il s'agissait de 8 hommes et de 12 femmes d'âge moyen
57 ans. Le délai diagnostique moyen était de 223 jours (7 jours
à 8 ans). Dix sept patients ont bénéficié d'un traitement
médical initialement. Douze malades ont été opérés
: d'emblée dans 3 cas et secondairement dans 9 cas. Au recul final, les
RF ont été jugés TB dans 7 cas (35 fois), B dans 6 cas
(30 fois), Mv dans 7 cas (35 %). Les RF étaient satisfaisants (TB ou
B) dans 50 % des cas non opérés et 75 % des cas opérés.
A un recul supérieur à 2 ans, les résultats étaient
identiques chez les opérés et les non opérés (67
% de TB ou B). Les facteurs de mauvais pronostic des SP semblaient être
un âge inférieur à 60 ans, le sexe féminin, la topographie
monoradiculaire de la paralysie, la diminution initiale de la radiculalgie,
l'amyotrophie, le retard de prise en charge thérapeutique.
Conclusion : les SP restent grevées de séquelles fonctionnelles
invalidantes parfois définitives. Leur pronostic ne pourrait être
amélioré que par un traitement précoce adéquat.
C2
THALIDOMIDE-DEXAMETHASONE COMME TRAITEMENT D'INDUCTION DU MYELOME MULTIPLE DU
SUJET AGE DE MOINS DE 60 ANS : RESULTATS PRELIMINAIRES D'UN ESSAI MULTICENTRIQUE
RANDOMISE.
Pour la coordination du protocole thérapeutique national
" myélome multiple ". Abdelkéfi A, Centre National de
Greffe de
Moelle Osseuse
Introduction.
Evaluation des résultats préliminaires du protocole thérapeutique
national " myélome multiple " qui a débuté en
mai 2003.
Patients et méthodes. En 10 mois, 30 patients (16F, 14H) ont été
inclusdans le protocole, en provenance de 13 services hospitaliers (hématologie,rhumatologie,
médecine interne, cancérologie médicale). L'âge médian
des patients était de 49 ans (35-60 ans). L'isotype de
l'immunoglobuline monoclonale était une Ig G dans 14 cas (47%), une Ig
A dans 10 cas(33%) et une chaîne légère dans 6 cas (20%).
Au diagnostic, 18 patients étaient classés en stade IIIA, 7 en
stade IIIB,4 en stade IIA, et 1 en stade IA évolutif. Tous les patients
ont reçu en phase d'induction (par voie orale) du thalidomide (200 mg/jour)
pendant 75 jours associé à de la dexaméthasone (20 mg/m2/jour,
pendant 28 jours au total).
Résultats. La tolérance au traitement a été globalement
satisfaisante (constipation grade 2 : 5 patients). La survenue de 2 thromboses
veineuses profondes chez les 13 premiers patients a motivé l'introduction
d'une prophylaxie primaire par anti-vitamine K chez les 17 patients suivants.
L'évolution des 2 thromboses a été favorable sous sintrom,
avec une reprise du traitement par thalidomide. On a enregistré une réponse
complète ou partielle dans 21 cas (70%), une réponse stable dans
7 cas (23%), et une progression dans 2 cas (7%).Le recueil des cellules souches
périphériques s'est déroulé sans incidents dans
tous les cas.
Conclusion. Le traitement d'induction par thalidomide-dexaméthasone est
bien toléré, et permet une réduction importante de la masse
tumorale avant le recueil des cellules souches périphériques.
C3
LE RHUMATISME PSORIASIQUE (RP) - ETUDE RETROSPECTIVE A PROPOS DE 40 CAS
M. Ezzeddine,
H. Fourati, H. Fakhfakh M. Elloumi, S. Sellami, S. Baklouti
CHU Hédi Chaker Sfax. - CHU La Rabta Tunis
Introduction
: Le RP est une arthropathie au sein du groupe des spondylarthropathies. De
part l'atteinte axiale, il détruit les articulations périphériques
comme le ferait une polyarthrite rhumatoïde, mais l'atteinte psoriasique
va exprimer aux doigts et aux orteils toute sa différence. Le but de
cette étude est d'analyser les particularités épidémiologiques,
cliniques et radiologiques du RP.
Patients et méthodes : 40 cas de RP ont été colligés
sur 15 années de 1989 à 2004 dans les services de rhumatologie
CHU de Sfax et de la Rabta à Tunis.
Résultats : L'âge moyen de nos patients est de 48.5 ans (12-75
ans). Le sex-ratio H/F est de 1,22. Les manifestations cutanées précèdent
l'atteinte articulaire dans 37,5%, elles sont concomitantes dans 22,5% et elles
sont survenues après l'atteinte articulaire dans 35%. Le type le plus
fréquent est le psoriasis en plaque (52,5%). L'atteinte unguéale
est retrouvée dans 12,5%. Dans 2 cas, il s'agit de RP sans psoriasis
cutané. L'atteinte articulaire est purement axiale dans 5%, périphérique
dans 27,5% et mixte dans 65%. Le délai moyen de consultation est de 11,5
mois. Les manifestations extra articulaires sont rares (2 cas de syndrome sec
et un cas de syndrome restrictif pulmonaire). Sur le plan radiologique, la sacroiliite
est retrouvée dans 23,7% et l'atteinte rachidienne dans 30,30%. L'atteinte
périphérique est plus fréquente avec atteinte des mains
dans 63,15% et des pieds dans 34,2%. Le typage HLA a montré HLA B 17
dans 4 cas/18 étudiés. Un traitement de fond à base de
méthotrexate a été prescrit dans 26 cas/40
Conclusion : Par sa présentation radio clinique, le RP est certainement
le plus mal compris et le plus controversé des rhumatismes inflammatoires
chroniques. Il reste un sujet très polymorphe et ouvert à toutes
les recherches.
C4
RETENTISSEMENT
DE LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE SUR LA MASSE OSSEUSE : ETUDE TRANSVERSALE
SUR 80 CAS
R. Hajri,
Kh. El Manaa, D. Mrabet, S. Chekili, A. Laatar, S. Kassab, L. Zakraoui
Service de Rhumatologie de l'Hôpital de Mongi Slim La Marsa
But : Evaluer
le retentissement de la polyarthrite rhumatoïde (PR) sur la masse osseuse
et dégager les éventuels facteurs de risque.
Méthodes : Etude transversale ouverte sur 80 PR (critères de l'ARA),
de sexe féminin. La densité minérale osseuse (DMO) a été
évaluée par la méthode DEXA aux sites fémoraux et
au rachis lombaire. La DMO a été corrélée à
la ménopause, aux données épidémiologiques, aux
facteurs d'activité de la maladie, à la prise de Méthotrexate
et à la corticothérapie.
Population : L'âge moyen des patientes était de 55.7±11
ans. La PR évoluait en moyenne depuis 10.5±8 ans. Elle était
séropositive dans 79% et érosive dans 89% des cas. Les femmes
étaient ménopausées dans 73% des cas. Soixante six pour
cent prenaient du Méthotrexate et 91% ont reçu des corticoïdes.
Résultats : Un profil densitométrique d'ostéoporose a été
relevé dans 30% des cas, d'ostéopénie dans 44%, alors que
la DMO était normale dans les 26% restants. Parmi les facteurs étudiés,
l'âge de début de la PR, la ménopause et sa durée,
le HAQ, la VS et le traitement par le Méthotrexate étaient liés
à une baisse de la DMO. Une étude en régression linéaire
et multivariée est appliquée à ces données.
Conclusion : Seul un quart des PR étudiées possèdent une
DMO normale. La baisse de la DMO au cours de la PR est multifactorielle et parait
influencée par l'évolutivité de la maladie, le traitement
instauré et le statut de ménopause.
C5
NUTRITION ET OSTEOPOROSE. A PROPOS DE 173 CAS
H. Sahli,
I. Riah, S. Hamza , N. Meddeb, S. Sellami
Service de Rhumatologie -Hôpital la Rabta
La masse
osseuse dépend de plusieurs facteurs, intrinsèques comme l'hérédité
et le sexe et extrinsèques, comme la nutrition, l'activité physique,
le tabac et l'alcool. Le but de ce travail est d'évaluer l'importance
des facteurs nutritionnels sur la masse osseuse.
Matériel et méthode :
Cette étude est faite à partir d' une série de 173 sujets,
âgés entre 20 et 60 ans, n'ayant pas d'affections générales
ou ostéo-articulaires pouvant avoir un retentissement osseux et chez
qui, une enquête alimentaire a permis d'apprécier les apports en
calcium, en vitamine D et en protéines. Des prélèvements
sanguins ont permis le dosage de la vitamine D et de la parathormone. De même,
une étude ostéodensitométrique a été élaborée,
avec mesure de la masse osseuse au niveau du col du fémur et du rachis
lombaire. Une analyse statistique a permis de traiter ces différentes
données.
Résultats :
La comparaison des valeurs qualitatives et quantitatives a montré que
la masse osseuse fémorale est influencée par le taux de la vitamine
D sérique et l'apport calcique, alors que la masse osseuse au niveau
du rachis lombaire dépend surtout des apports protéiques et de
l'index de masse corporelle.
Conclusion :
Une meilleure approche des facteurs influents la masse osseuse permet à
la fois de maximiser le pic de masse osseuse atteint à l'âge adulte
et de diminuer la perte osseuse physiologique d'où une prévention
optimale de l'ostéoporose.
C6
L'ARTHROSE DU GENOU CHEZ DES ANCIENS FOOTBALLEURS PROFESSIONNELS
M. Mezghani1,
S. Mefteh1, S. Ghroubi1, S. Karray1, S. Baklouti2, MH. Elleuch1, S. Sallemi3
1 : Service de Médecine physique et réadaptation fonctionnelle
; EPS H. Bourguiba Sfax
2 : Service de Rhumatologie ; EPS H.Chaker Sfax
3 : Service de Rhumatologie ; Hôpital La Rabta Tunis
Objectif
: rechercher des signes cliniques et radiologiques de gonarthrose chez une population
d'anciens footballeurs de haut niveau et dégager les différents
facteurs favorisants.
Matériel et Méthodes : étude rétrospective portant
sur une population de footballeurs de haut niveau retraités. Le diagnostic
de gonarthrose a été porté sur des critères cliniques
et radiologiques. L'évaluation de la douleur a été basée
sur l'échelle visuelle analogique (EVA : 0 à 100%). Les signes
radiologiques ont été appréciés sur des clichés
des deux genoux de face en charge, de profil et sur l'incidence fémoropatellaire
à 45°.Un groupe témoin a servi pour l'étude comparative.
Résultats: notre étude a comporté deux groupes de patients
: le groupe 1 comporte 15 footballeurs retraités et le groupe 2, 15 sujets
non sportifs. Les deux groupes ont été de sexe masculin et appartenant
à la même tranche d'âge (45 à 55 ans). La douleur
a été notée chez uniquement un sportif sur 15. Elle a été
retrouvée chez 8 sujets du groupe 2..Le diagnostic de gonarthrose a été
confirmé chez 14 sportifs sur 15 et chez 8 sujets non sportifs.. Selon
la sévérité de l'arthrose, nous avons obtenu un stade II
pour 6 / 8 patients non sportifs et 10 sportifs sur 14 avaient une arthrose
évoluée entre un stade III et IV. La gonarthrose ne semble pas
retentir sur la fonction des footballeurs puisque l'indice de Lequesne est nul
dans 14 cas sur 15. Dans le groupe 2, l'indice de Lequesne avait une moyenne
de 4.16.
Conclusion : La gonarthrose chez le footballeur est fréquente, moins
douloureuse et plus sévère. Ces résultats seront à
confirmer par une étude plus large.
C7
NOUVELLE APPROCHE PHYSIOPATHOLOGIQUE ET THERAPEUTIQUE DES KYSTES OSSEUX SOLITAIRE.
A PROPOS DE 60 CAS.
M M'barek,
MM. El Kateb, H Annabi , MR. Cherif, M. Trabelsi., H.Ben Hassine.
Service d'orthopédie et traumatologie de l'hôpital Aziza Othmana
Le kyste
osseux solitaire est une dystrophie osseuse à contenu liquidien qui se
localise préférentiellement au niveau de la métaphyse fémorale
et humérale.
Plusieurs thérapeutiques ont été proposées : curetage
comblement, injection de corticoïdes, etc….
En se basant sur une nouvelle approche physiopathologique qui considère
que le kyste est du à une augmentation de la pression intra murale ;
les auteurs ses proposent un traitement original par drainage centromédullaire
au long cours de la cavité kystique.
Cette technique a été pratiquée chez 60 malades. Les résultats
ont été évalués selon la classification de Neer.
L'évolution a été marquée dans tous les cas par
le comblement de la cavité et la disparition de la dystrophie.
C8
PLASMOCYTOMES SOLITAIRES OSSEUX : ASPECTS THERAPEUTIQUES ET EVOLUTIFS
Lotfi Kochbati1,
Neila Kédidi Ben Romdhane2, Mongi Maalej1
1 Service de radiothérapie carcinologique, Institut Salah Azaïz
Tunis. 2 Service d'hématologie, Hôpital la Rabta, Tunis.
Objectif
: Etudier les aspects thérapeutiques et évolutifs du plasmocytome
solitaire osseux. Matériels et méthodes : Revue rétrospective
des dossiers de 13 malades traités dans le service de radiothérapie
de l'ISA de Tunis étiquetés plasmocytome solitaire osseux selon
les critères diagnostiques suivants : preuve histologique de prolifération
plasmocytaire avec une lésion radiologique unique et sans diffusion plasmocytaire
médullaire (inférieure à 10%). Dix hommes et 3 femmes répondaient
à ces critères. L'âge moyen était de 43 ans (22-64).
Le siège des lésions était rachidien (6 cas), les os plats
(sternum, omoplate, os iliaque, mandibule) dans 6 cas et un os long (tibia)
dans un cas. Tous les malades ont eu une radiothérapie, associée
à la chirurgie dans 8 cas (5 exérèses et 3 laminectomies)
et à la chimiothérapie dans 3 cas. La dose moyenne de radiothérapie
était de 44Gy.
Résultats : Avec un recul moyen de 63 mois (12 à 124), 2 récidives
locales ont été notées survenant après un délai
de 24 et 48 mois. Deux malades ont présenté des lésions
multiples sans infiltration médullaire et 4 malades ont évolué
vers un myélome multiple après un délai moyen de 50 mois.
Une patiente a présenté une localisation extra-médullaire.
Parmi les facteurs pronostiques habituellement étudiés (âge,
sexe, siège…) seule la présence d'un pic monoclonal semble en
corrélation avec une évolution défavorable. Trois parmi
les quatre malades ayant un pic monoclonal ont présenté une évolution
défavorable.
Conclusion : La radiothérapie constitue un traitement efficace du plasmocytome
solitaire osseux. L'évolution fréquente vers le myélome
multiple justifie la détermination précise des facteurs prédictifs
et la discussion des nouvelles combinaisons thérapeutiques associant
la chimiothérapie à la radiothérapie.
C9
ARTHRODESE INTERSOMATIQUE DE LA COLONNE LOMBAIRE PAR CAGES POSTERIEURES (A PROPOS
DE 10 CAS)
Ben Hmida.R
-Mtaoumi.M -Frikha.R -Kmantar.L -Dahmen.J
Ben Ayech.M.L -Moula.T
Service orthopedie CHU Sahloul-Sousse
Introduction
Les auteurs rapportent leur expérience de l'utilisation des cages postérieures
pour réaliser des arthrodèses intersomatiques de la colonne lombaire
basse essentiellement dans le traitement des spondylolisthésis par lyse
isthmique et la discopathie dégénérative.
Patients et méthodes
Il s'agit d'une série de 10 patients :8 femmes et 2 hommes d'âge
moyen 42 ans.
L'indication de cette arthrodèse a intéressé 9 spondylolisthésis
par lyse isthmique et une discopathie.Tous les patients presentaient des lombosciatiques
avec claudication radiculaire.
L'arthrodèse a intéressé un seul étage pour 9 patients,
elle a intéressé 2 étages pour un seul cas.
Les cages étaient toujours protégées par une instrumentation
dans tous les cas.
l'évaluation des résultats s'est basée sur le score de
BEAUJON en pré-opératoire et au dernier recul.
Résultats
Le recul moyen des observations est de 6 mois avec nette amélioration
du score de BEAUJON. Sur le plan anatomique, l'arthrodèse est obtenue
au delà du 3ème mois pour tous les patients ayant dépassé
ce délai post-opératoire .
Conclusion
L'arthrodèse intersomatique de la colonne lombaire par cages postérieures
protégées par une instrumentation constitue la technique de choix
dans les spondylolisthésis par lyse isthmique chez les patients relativement
jeunes, ainsi que dans les lombalgies par discopathie qui ont fait leur preuve.
Il s'agit d'un résultat préliminaire très encourageant.
C10
RESULTATS DE L'ARTHROPLASTIE TOTALE DE LA HANCHE LORS DE LA SPONDYLARTHRITE
ANKYLOSANTE : ETUDE PRELIMINAIRE
M. Chebil,
R. Bouzidi, M. Karray, M. Mestiri, K. Ezzaouia, H. Lebib, M. Kooli, M. Zlitni
Service d'orthopédie
Hôpital Charles Nicolle
Mohamed.chebil@rns.tn
La survenue
d'une coxite lors de la spondylarthrite ankylosante va dégrader considérablement
le pronostic fonctionnel. Dans certains cas, l'arthroplastie totale de la hanche
s'avère être l'unique alternative bien que les patients soient
jeunes. Nous rapportons une étude rétrospective de 21 cas opérés
entre 1996 et 2003 au service d'orthopédie de l'Hopital Charles Nicolle.
11 patients présentaient une raideur rachidienne associée. L'
arthroplastie était bilatérale pour 13 d'entre eux et 3 étaient
demandeurs du deuxième coté. Nous avons noté 3 descellements
de prothèse ayant nécessité la reprise. Après un
recul moyen de 28 mois, 11 avaient repris une marche presque normale, 8 s'aidaient
d'une canne et 2 déambulaient difficilement avec 2 cannes. Bien que tous
les patient aient été améliorés par la chirurgie
au niveau de la marche, ils restent souvent gênés par les autres
localisations de la spondylarthrite ankylosante.
ABSTRACTS DES POSTERS
P1
L’atteinte du pied au cours de la fasciite à éosinophiles
R.Tekaya, S. Hamza, H. Sahli, S.Frini, S. Sellami
Service de Rhumatologie-CHU La Rabta-Tunis.
La fasciite à éosinophile ou
syndrome de Shulman est une maladie rare de cause inconnue et dont
l’autonomie nosologique est encore sujette à discussion. Ce syndrome touche
électivement les extrémités distales des membres. Cependant l’atteinte
plantaire au pied est exceptionnelle, ce qui fait l’originalité de notre
observation.
Observation :
Nous rapportons le cas d’une
femme de 28 ans hospitalisée pour explorations de polyarthralgies
inflammatoires évoluant depuis 5 mois, associée à une induration des
téguments du 1/3 inférieur des deux jambes et du pied gauche, ainsi qu’un
œdème des avant-bras et des mains. L’examen note une induration des plans
sous cutanés des deux mains, des avant bras, des jambes ainsi que de la face
dorsale du pied gauche. La face ventrale de ce même pied est épaissie
évoquant une infiltration de l’aponévrose plantaire. Un syndrome
inflammatoire modéré (VS=40 mm/H1) ainsi qu’une hyperéosinophilie
sanguine à 890 éléments/mm3 sont notés. Le facteur rhumatoïde
est présent (Latex +++).
Une biopsie musculaire profonde
est réalisée au niveau de l’avant bras et dont l’étude anatomopathologique
confirme le diagnostic de fasciite à éosinophile. Une corticothérapie à la
dose de 0,5mg/kg/jour est prescrite, sans amélioration initiale notable,
nécessitant une majoration de la corticothérapie à la dose de 1mg/kg/jour.
Conclusion :
Le syndrome de Shulman est rare.
L’atteinte de la face dorsale des pieds est habituelle, l’épaississement de
l’aponévrose plantaire est exceptionnel. Le diagnostic suspecté est confirmé
par l’histologie. Le traitement encore mal codifié repose sur la
corticothérapie à fortes doses.
P2 Une association rare : Lymphome-
syndrome de Goujerot Sjogren- Amylose.
R. Tekaya, S. Hamza, N. Meddeb, A. Farah, S. Sellami
Service de Rhumatologie-CHU La Rabta-Tunis.
Introduction : Le syndrome de Goujerot Sjögren (SGS) est
caractérisé par un risque élevé de lymphome malin non Hodgkinien (LMNH).
Inversement, certains SGS secondaires ont été décrits chez des patients
atteints de LMNH. D’autre part, l’association LMNH-amylose est connue,
cette dernière pouvant à son tour s’associer au SGS. Nous rapportons le cas
original de l’association de ces trois entités chez une même patiente.
Observation : Mme H.Z, 45 ans, est hospitalisée pour polyarthrite chronique. Dans ses
antécédents elle a présenté en 1998 un LMNH type MALT de faible grade de
malignité, traité par chimiothérapie(CHOP) et radiothérapie cervicale, sans
récidive au dernier contrôle. Depuis un an, elle présente une polyarthrite
bilatérale et symétrique des grosses et petites articulations et un syndrome
sec occulo-buccal. Le test de Shirmer est positif à 5mm et la biopsie des
glandes salivaires accessoires met en évidence une sialadénite stade IV de
Schisolm avec amylose salivaire. Le bilan immunologique est négatif (facteur
rhumatoïde, anticorps antinucléaires, anticorps antikératine). Les
radiographies ostéo-articulaires sont normales. Le diagnostic initialement
retenu est celui d’un syndrome de SGS secondaire au LMNH associé à une
amylose. Devant la synovite persistante du poignet droit une biopsie
synoviale est réalisée à la recherche d’amylose. L’examen histologique ne
met pas en évidence de dépôts amyloïdes mais des remaniements
inflammatoires de la synoviale. Il s’agit donc d’une association LMNH–SGS–
Amylose .
Conclusion : A travers cette observation et une revue de la
littérature, nous discutons la relation entre ces trois différentes
affections.
P 3 MANIFESTATIONS EXTRA
ARTICULAIRES DES SPONDYLARTHROPATHIES
S. Frini, L. Chaabouni, L. Abdelmoula, Ch. Belhaj Yahia, MM. Kchir, R. Zouari
Service de Rhumatologie de l’ Hôpital Charles NicolLe
Introduction
Les manifestations extra
articulaires sont fréquentes au cours des spondylarthropathies (SA). Elles
regroupent les signes extra articulaires (SEA) communs aux SA, mais aussi
ceux propres à chaque type de SA. Nous avons tenté à partir d’une étude de
126 cas de SA de relever les principaux SEA des SA.
Patients et méthodes
Etude rétrospective portant sur
126 cas de SA, hospitalisés à l’hôpital Charles Nicolle sur une période de
10 ans de 1992 à 2003.
Résultats
Notre série comporte 97
spondylarthrite ankylosante (SPA), 11 rhumatismes psoriasiques (RP), 5
rhumatismes des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), 5
arthrites réactionelles (AR) et 8 spondylarthropathies juvéniles (SPJ)
définies par un âge de survenue inférieur à 16 ans. Il s’agissait de 43
femmes et 83 hommes (sexe ratio de 2/1). Les SEA sont retrouvés dans 31 cas
en début de maladie soit dans 24.6% des cas, toujours associés aux
manifestations ostéoarticulaires. Il s’agissait de signes généraux dans 10
cas, d’uvéite dans 3 cas. Le psoriasis cutané a été retrouvé dans 8 cas de
RP. Les signes génito-urinaires ont été relevés dans un cas d’AR. Deux cas
de RCH et trois cas de maladie de Crohn ont été retrouvés. Les SEA sont
retrouvés dans 24 cas à la phse d’état (19%). Parmi eux 9 cas d’uvéite ont
été recensés dont un cas d’uvéite active bilatérale, cinq séquelles
d’uvéites et trois uvéites unilatérales. Il s’agit dans tous les cas d’une
SPA. Cinq cas de syndromes restrictifs respiratoires sont retrouvés. Un
seul cas d’un insuffisance cardiaque est noté. Deux ostéoporoses
authentifiées par la mesure de la DMO sont retrouvées. Deux compressions
médullaires par spondylodiscites inflammatoires sont notées. Aucun cas
d’amylose n’a été recensé.
Conclusion
Les SEA sont très vaiées au
cours des SA. Elles accompagnent généralement le cours évolutif de la
maladie et sont susceptibles devant un tableau articulaire indifférencié,
d’orienter le diagnostic de SA.
P4 ATTEINTE ARTICULAIRE PERIPHERIQUE AU COURS DES SPONDYLARTHROPATHIES : A
PROPOS DE 126 CAS .
S. Frini, L. Chaabouni, L. Abdelmoula, Ch. Belhaj Yahia , MM. Kchir, R. Zouari
Service de rhumatologie de l’hôpital Charles Nicolle.
Introduction
Le syndrome articulaire
périphérique au cours des spondylarthropathies (SA) est fréquent et
susceptible de conditionner le pronostic fonctionnel surtout lorsqu’il y
existe une atteinte de la hanche .A partir d’une série de 126 SA, nous
avons tenté de dégager les principaux aspects cliniques et radiologiques de
l’atteinte articulaire périphérique au cours des SA.
Patients et méthodes
Il s’agit d’une étude
rétrospective portant sur 126 cas de SA colligés à l’hôpital Charles Nicolle
sur une période de 10 ans de 1992 à 2003.
Résultats
Les 126 SA se répartissent en 97
spondylarthrites ankylosantes(SPA) ( soit 77%), 11 rhumatismes
psoriasiques (RP)( soit 8.7%), cinq rhumatismes des entérocolopathies (RE)(
soit 4%) et enfin 8 spondylarthropathies juvéniles(SPJ) ( soit 6%) définies
par un âge de survenue inférieur à 16 ans. Il s’agit de 83 hommes et 43
hommes, le sexe ratio est de 2/1. L’atteinte articulaire périphérique est
présente dans 72 cas en début de maladie (60.5%). Elle représente le mode de
début des AR dans tous les cas et de 91% des RP. Le début est
monoarticulaire dans 41.6% des cas, oligoarticulaire dans 38.8% des cas et
polyarticulaire dans 19.5% des cas. L’atteinte est asymétrique chez 41
patients (57%) avec une nette prédominance pour les membres inférieurs.
L’atteinte de la hanche est présente dans 39 cas au début, soit dans 31%
des cas.Elle est unilatérale dans 25 cas, bilatérale dans 14 cas. A la phase
d’état, les signes articulaires périphériques sont constants au cours des AR
et des RE, Ils sont présents 72% des SPA, 82% des RP et 62.5% des SPJ. L’oligoarthrite
est retrouvée dans 46.3% des cas. Elle est asymétrique dans 35 cas.
L’atteinte prédomine sur les membres inférieurs. La coxite est retrouvée
dans 61 cas à la phase d’état soit dans 48% des cas essentiellemnt au cours
des dix premières années d’évolution (92%).
Conclusion
L’atteinte articulaire
périphérique est fréquente dans les SA. Les résultats de notre série
semblent concorder avec ceux de la littérature.
P5 Auto-anticorps dirigés contre l’appareil de Golgi et syndromes
de chevauchement
L. Abdelmoula, Kh. El Manaa, L. Chaabouni, Ch. Ben Hadj Yahia, MM Kchir, R.
Zouari
Service de Rhumatologie. Hôpital Charles Nicolle. Tunis.
Introduction :
Les auto-anticorps dirigés contre l’appareil de Golgi sont rarement observés
par les laboratoires. L’existence d’une relation entre ces anticorps et les
divers tableaux cliniques reste à démontrer. Une corrélation avec le
syndrome de chevauchement est dégagé par certaines études. Nous en
rapportons une observation.
Observation : Mme B. A, âgée de 25 ans, aux
antécédents de thyroïdite de post-partum hypothyroïdienne, est suivie depuis
Octobre 2002 pour syndrome de chevauchement. Il s’agit d’un tableau
associant : un lupus systémique ( photosensibilité, polyarthralgie non
destructrice, les AAN et les Ac anti DNA natifs positifs, dépôt granulaire
dermo-épidermique d’Ig G, Ig M et de C3), une polymyosite ( des myalgies, un
signe de Tabouret positif, un déficit moteur, augmentation des CPK et des
LDH, un EMG en faveur d’une atteinte myogène et une biopsie musculaire
montrant un infiltrat inflammatoire), une sclérodermie (dysphagie,
phénomène de Raynaud, mégacappillaire, syndrome interstitiel, sclérodactylie
et une hyperpigmentation cutanée ) et enfin un syndrome de Gougerot Sjögren
(sécheresse buccale, sialadénite stade III de Schisholm). Le bilan
immunologique a montré des anticorps anti-nucléolaires à 1/3200 et des Ac
anti-appareil de Golgi à 1/3200. La patiente est mise sous corticothérapie à
0.5mg/kg /j et Imurel 150mg/j. L’évolution est bonne avec disparition des
arthralgies, de la dyspnée d’effort, des myalgies du déficit musculaire et
normalisation des CPK.
Conclusion : Malgré l’absence de corrélation précise entre les
anticorps anti-appareil de Golgi et certains tableaux cliniques, des
tendances ont montré une certaines prévalence avec le syndrome de Sjögren ou
de chevauchement, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus systémique. Il ne
semble pas par ailleurs exister une corrélation avec l’activité de la
maladie.
P6 POLYARTHRITE RHUMATOÏDE ET HEPATOPATHIES : A PROPOS
DE DIX CAS.
L. Abdelmoula, R. Nasraoui, L. Chaabouni, Ch. Ben Hadj Yahia, M. M. Kchir, R. Zouari.
Service de Rhumatologie. Hôpital Charles Nicolle. Tunis.
Introduction :
L’atteinte hépatique ne constitue pas une manifestation habituelle de la
polyarthrite rhumatoïde(PR). Sa survenue représente un obstacle quand a la
prise en charge de la maladie et impose une recherche étiologique.
Matériel et méthodes :
Etude rétrospective portant sur 10 patients suivis au service de
rhumatologie à l’ HCN pendant une durée de 4 ans (2000-2004) pour une PR
répondant aux critères de l’ACR associée à une hépatopathie. Les sérologies
des hépatites B-C, l’échographie abdominale et une étude en
pharmacovigilance ont été pratiqués chez tous les patients, six seulement
ont eu une recherche des anticorps anti-mitochondries et anti-muscles lisse
et la ponction-biopsie hépatique n’a été indiqué que dans un cas.
Résultats : Il s’agit de 6 femmes et de
4 hommes dont l’âge moyen est de 52 ans et le délai moyen d’évolution de la
PR est de52,7 mois. Sept cas d’hépatopathies ont été objectivées au moment
du diagnostic de la PR, les trois autres atteintes sont survenues au cours
de l’évolution de la maladie avec un délai moyen de 54 mois. L’atteinte
hépatique a été constaté sur un prurit chez un patient et sur la biologie
dans tous les cas : 7 cas sur un bilan pré-thérapeutique et 3 cas sur un
bilan de surveillance de la maladie. La cholestase était constante et la
cytolyse n’a été rapportée que chez 7 patients. L’atteinte est
iatrogène(4cas), post –hépatiteB (1cas), en rapport avec une stéatose (1
cas) et reste inexpliqué (1cas). Un malade est actuellement en cours
d‘exploration. Aucune perturbation du bilan immunologique n’a été constaté.
Conclusion : Les hépatopathies,
autres qu’ iatrogènes ont une incidence péjorative sur la prise en charge de
la PR du fait de la contre-indication de la plupart des traitements de
fond ainsi que les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
P7 SYNDROME DE LA QUEUE DE
CHEVAL AU COURS DE LA SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE : A PROPOS D’UN CAS
L. Chaabouni,W. Hamdi, W. Smiri ,CH. Ben Hadj Yahia, L. Abdelmoula,
M.M.Kchir, R. Zouari
Service De Rhumatologie . Hôpital Charles Nicolle .Tunis.
Introduction : Le syndrome de la queue de cheval est une complication
très rare aux cours de la spondylarthrite ankylosante (SPA) , quelque cas
uniquement ont été colligés dans la littérature. Néanmoins elle est
considérée comme la complication neurologique la plus spécifique de la SPA
. Nous en rapportons un cas :
Observation : Patient âgé de 44 ans, suivie pour SPA depuis 10 ans , il
se plaint depuis 2 mois d'impériosité mictionnelle et de fuites urinaires
associé à une impuissance sexuelle. L'examen clinique objective en dehors
d'une ankylose pelvirachidienne, une hypoesthésie en selle, le reste de
l'examen neurologique est normal. Le bilan radiologique objective une
ankylose globale du rachis avec calcification discale étagée. Les
explorations urodynamiques est en faveur d’une instabilité mixte secondaire
à une irritation nerveuse .La myélographie montre sur les clichées de
profil un méga cul sac dural dont le les bords épousent les bords antérieur
et postérieur du canal rachidien. Le TDM montre des images d'érosions des
arcs post. L’évolution a été marqué par l’installation d’un syndrome
néphrétique en rapport avec une amylose . Le patient est mis sous AINS et
parasympatomimétique . Le malade est perdue de vue depuis cette date.
Conclusion : Le syndrome de la queue de cheval complique les SPA
anciennes avec atteinte axiale prédominante souvent à un stade d'ankylose
totale. Des facteurs mécanique, inflammatoires et vasculaires sont
incriminées dans sa pathogénie .
P8 LA SPONDYLARTHRITE
ANKYLOSANTE (SPA) DU SUJET AGE (A PROPOS DE 10 CAS)
M. Sellami, M. Ezzeddine , M. Elloumi ,
H. Fourati , M.H.Elleuch, S. Baklouti
CHU Hédi Chaker – Sce
Rhumatologie 3029 Sfax
Introduction : La SPA est un rhumatisme inflammatoire chronique survenant essentiellement
chez le sujet jeune ; elle est peu fréquente chez le sujet âgé avec une
présentation clinico-radiologique rapportée souvent différente. Le but de ce
travail est de rapporter la fréquence et les caractéristiques de cette
maladie chez le sujet âgé de plus de 60 ans.
Patients et méthodes : étude rétrospective sur 15 ans concernant 120 dossiers de SPA.
Résultats : 10 malades porteurs de SPA survenant à partir de 60 ans sont inclus (8.33 %)
répondant aux critères de classification d’Amor.
L’âge moyen de début de la
symptomatologie est de 63 ans avec un âge moyen au moment du diagnostic de
65.5 ans. Le sex ratio (H/F) est de 2.33. Le tableau clinique comporte
essentiellement des cervicalgies inflammatoires (50%) associées à des
douleurs fessières dans 40% cas. Un seul malade a consulté pour une
oligoarthrite prédominant aux membres inférieurs. La raideur rachidienne est
notée dans 90% cas. Les signes généraux ne sont retrouvés que chez un seul
malade. Les manifestations extra-articulaires sont retrouvées dans 2 cas
(atteinte pulmonaire). Les signes radiologiques sont comparables à ceux
observés chez le sujet jeune ( syndesmophytes dans 60% cas et sacroiliite
dans 90% cas). L’antigène HLA B27 s’est révélé positif dans 30% des cas. La
VS est accélérée dans 80 %.La réponse thérapeutique aux AINS est faible (
état stationnaire dans 50% cas).
CONCLUSION : le tableau clinique de la SPA du sujet âgé se rapproche
de celui du sujet jeune.
P9 DÉVELOPPEMENT ET VALIDATION
D'UNE ÉCHELLE D'INCAPACITÉ FONCTIONNELLE DE LA MAIN RHUMATOÏDE EN LANGUE
ARABE
M. Guermazi* ;W Kessomtini*; F. Frikha* ;S Karray*; M. Mezghani* ; S.
Baklouti**;J Fermanian*** ; M. Revel**** ; MH. Elleuch*
*Service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle, Hôpital H.
Bourguiba
**Service de Rhumatologie , CHU H. Chaker,
***Service de Biostatistiques, Hôpital Necker, Paris
****Service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle, Hôpital
Cochin
Objectifs :
Développer une échelle fonctionnelle de la main rhumatoïde en langue arabe
et évaluer ses propriétés métrologiques.
Méthodes :
Les activités testées ont été sélectionnées à partir d’indices publiés. Les
items ont été traduits selon la technique de traduction/rétrotraduction. Une
échelle provisoire a été testée sur des patients souffrant de polyarthrite
rhumatoïde. La reproductibilité a été testée en utilisant le coefficient de
corrélation intraclasse et la méthode de Bland et Altman. La validité de
construit a été testée à l’aide du coefficient de corrélation de Spearman et
une analyse factorielle a été réalisée.
Résultats :
L’échelle provisoire comportait 21 questions. Le processus d’adaptation a
entraîné une réduction à 10 items avec 4 niveaux de réponse. 80 patients
souffrant de PR ont été recrutés pour la validation de l’échelle. La
reproductibilité intra et inter-observateur de l’échelle était excellente (r
= 0,96 et 0,94 respectivement). L’analyse selon la méthode de Bland et
Altman a montré que les résultats étaient centrés et qu’il n’y avait pas
d’effet systématique. L’échelle a une bonne validité de construit avec une
convergence avec l’indice de Lee (rs = 0,79) et indice de Revel (rs = 0,81),
une divergence avec l’âge (rs = 0,05), la raideur matinale (rs = 0,40), la
douleur (rs = 0,32) et le score de synovite (rs = -0,48). La structure
factorielle de l’échelle est satisfaisante avec 2 facteurs expliquant 73 %
de la variance.
Conclusion :
Cette échelle en langue arabe a des qualités métrologiques satisfaisantes
dans une population tunisienne. D’autres études seront nécessaires pour
confirmer sa validité dans d’autres populations de langue arabe.
P10 RHUMATISMES
INFLAMMATOIRES CHRONIQUES ET INFECTION PAR LE PARVOVIRUS B19
N. Ben Slimane; L.Chaabouni; Ch. Ben Hadj Yahia; L. Abdelmoula; A. Bramli; F. Regaya; MM. Kchir; R. Zouari.
Service de Rhumatologie EPS Charles Nicolle.
But :
Rechercher une réponse immunitaire humorale spécifique contre le Parvovirus
B19 chez des sujets atteints de rhumatisme inflammatoire chronique(RIC),
estimer sa prévalence et identifier les groupes à risque.
Matériels et méthodes : Etude prospective comportant l’analyse de sérums prélevés sur 2
populations :
-Une
population de 100 sujets atteints de RIC colligés au service de rhumatologie
de l’EPS Charles Nicolle(56 PR, 18 SPA, 6 Monoarhrites, 5 ACJ, 4 LED, 4
Association PR-SPA, 4 Oligoarthrites, 2 Connectivites, 1 Association PR-LED).
-Une population
témoin : 100 donneurs sains fidélisés à la banque du sang de l’EPS Charles
Nicolle.
On a procédé à la recherche des
anticorps(AC) de type Immunoglobulines M(IgM) et Immunoglobulines G(IgG)
spécifiques du Parvovirus à l’aide d’une technique sérologique de type
ELISA(immunocapture pour les IgM et ELISA sandwich pour les IgG).Les faux
positifs sont détectés par la Rhuma test et éliminés. L’ADN viral est
recherché à l’aide d’une technique d’amplification enzymatique(PCR)
effectuée sur un lot de 14 liquides synoviaux(10 PR, 2 oligoarthrites et 2
monoarthrites) et ce par électrophorèse sur gel d’agarose.
Résultats : Aucun sérum ne présente une réponse immunitaire positive spécifique en IgM.
Cent soixante trois sérums comportent des AC du type IgG dont 16 ont un
facteur rhumatoïde positif sont éliminés(Rhuma test). Les 143 restant(73.5%)
sont des vrais positifs donc protégés contre le parvovirus B19. La recherche
de l’ADN viral est négative sur les 14 liquides synoviaux.
Conclusion : Au terme de ses opérations, l’analyse globale des résultats exclue la
présence d’ADN Parvoviral dans les échantillons testés. Des études à plus
grande échelle et plus approfondies permettent de mieux apprécier ce lien de
causalité.
P11 ARTHRITE DESTRUCTRICE AU
COURS DE LA MALADIE DE BEHCET
L. Fendri, M. Elleuch, S. Sellami
Hopital régional de Zaghouan.
Service De rhumatologie.La Rabta.
L‘atteinte articulaire au cours
de la maladie de behcet se voit dans 50% des cas. L’arthrite qu’elle
occasionne est récidivante mais guérit sans séquelles. Elle est
exceptionnellement responsable de destruction articulaire.
Mr AM est hospitalisé pour
polyarthrite asymétrique touchant les petites articulations de la main
droit, du pied gauche, le genou droit et la cheville gauche. L’examen
clinique trouve une aphtose bipolaire et des lésions de pseudo folliculite
nécrotiques aux cuisses. Il n’existe pas d’atteinte vasculaire,
neurologique ou oculaire. Le liquide de ponction articulaire du genou est de
type inflammatoire et stérile. La biologie montre un syndrome inflammatoire
avec VS 90. Le bilan immunologique est négatif. Le typage HLA est A33 B14.
La radiographie du genou montre un pincement global de l’interligne fémoro
tibiale et des géodes sous chondrale sans ostéophytes. La biopsie synoviale
du genou a écarté une origine infectieuse et montre une synovite
inflammatoire. Le diagnostic de maladie de Behcet est retenu et le patient
est mis sous colchicine et anti inflammatoire non stéroïdiens. L’évolution
est favorable avec amélioration des signes cutanéo muqueux et articulaires à
l’exception de l’arthrite du genou. En effet cette dernière a évolué vers la
chronicité avec persistance des signes inflammatoires locaux malgré les
infiltrations locales de corticoïdes. Cette observation illustre bien qu’une
arthrite destructrice ne peut être rattachée à une maladie de Behcet
qu’après avoir écarté les autres diagnostics habituels.
P12 LES MANIFESTATIONS
RHUMATOLOGIQUES DE LA MALADIE DE BEHCET
B. Missaoui, N. Ben Abdelhafidh, B. Louzir, R. Battikh, F. M’saddek, S. Othmani
Service de Médecine Interne-Hôpital Militaire de Tunis.
Buts : Analyser les aspects épidémiologiques et
cliniques des manifestations articulaires de la maladie de Behçet .
Matériels et
méthodes : Il s’agit
d’une étude rétrospective de 100 observations de maladie de Behçet
colligées au service de médecine interne de l’Hôpital Militaire de Tunis de
Janvier 1990 à Janvier 2003. Tous les malades répondent aux critères de
classification du Groupe International d’Etude sur la maladie de Behçet.
Soixante sur 100 malades ont présenté des manifestations rhumatologiques.
L’examen ophtalmologique et le test pathergique ont été réalisés chez tous
les malades. Les radiographies des sacro-iliaques ont été faites chez 58
malades. Les
antigènes HLA B51 et HLA B27 ont été recherchés chez
70 malades. La recherche des anticorps antinucléaires a été pratiquée chez
57 malades et le dosage de C3 et C4 chez 44 malades.
Résultats : L’atteinte articulaire est présente chez 60% des
malades, elle est inaugurale dans 38% des cas. Les genoux et les chevilles
sont les plus touchés. Une monoarthrite, une oligoarthrite, une polyarthrite
sont notées respectivement dans 26%, 19%, 14% des cas. Les arthralgies sont
présentes dans 80% des cas. Deux malades ont présenté une sacro-iliite
isolée. Par ailleurs, ont été notés ; un kyste poplité de Baker (4 cas),
rompu dans 2 cas. L’atteinte articulaire est associée à l’érythème noueux
dans 55% des cas et à la pseudofolliculite dans 70% des cas. Les antigènes
HLA B27 et HLA B51 étaient présents dans
respectivement 13,8% et 36,9% des cas. Ces manifestations articulaires sont
bénignes, résolutives et n’ont jamais évolué vers la déformation ou la
destruction
Conclusion : Les manifestations articulaires de la maladie de
Behçet sont fréquentes, associées le plus souvent à l’érythème noueux et à
la pseudofolliculite.
P13 EVALUATION DE L’INCAPACITE
LIEE A LA PSR : expérience du service de Médecine Physique Réadaptation
fonctionnelle de l’Institut Kassab
S. Lebib, Th. Bouaziz, N. Messeddi, FZ. Ben Salah, C. Dziri
Service de Médecine Physique Réadaptation Fonctionnelle- Institut
MT Kassab, La Manouba
Introduction : la PSR touche préférentiellement l’homme jeune et évolue
vers l’ankylose. Sa gravité pronostique découle de la coxite relativement
précoce dans la forme maghrébine.
Son retentissement sur la vie
quotidienne est une donnée importante dépendant du milieu socioculturel et
doit être appréciée selon différentes échelles de mesure du handicap et de
la qualité de vie.
Le but de ce travail est
d’apprécier le retentissement de la maladie sur la fonction et les activités
de la vie quotidienne par une échelle spécifique de médecine physique
réadaptation fonctionnelle (MPRF) traduite en arabe dialectal.
Patients et méthode : étude transversale incluant les patients atteints
de PSR hospitalisés puis suivis à la consultation de MPRF sur 6 mois. Tous
les malades ont bénéficié d’une évaluation des paramètres d’activité de la
maladie (BASDAI : Back Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index ,et EVA
fatigue),d’un bilan physique métrologique puis d’une appréciation de la
qualité de vie par le BASFI (Back Ankylosing Spondylitis Disease Index)
traduit en arabe dialectal.
Résultats : cette étude a intéressé 30 patients (22 H et 8 F) d’âge
moyen 37.2 ans. L’activité moyenne de la maladie appréciée par le BASDAI est
de 43.72%. la valeur moyenne de l’EVA fatigue est de 56.16% . L’incapacité
appréciée par le BASFI est de 56.36% en moyenne. Tous les patients ont une
bonne intégration familiale. Au plan professionnel, 8 patients sur 30
travaillent.
Discussion et
conclusion : le BASFI moyen de notre population
paraît plus important que celui rapporté par la littérature mais sans être
prédicateur d’une grande incapacité La particularité de cet indice est
d’être le seul à pouvoir détecter l’effet d’une rééducation de 3 semaines
sur l’état fonctionnel du malade. Sa traduction en arabe dialectal est un
plus à offrir aux patients Tunisiens atteints de PSR permettant non
seulement une évaluation fonctionnelle précoce mais également un suivi et
une appréciation de l’impact des thérapeutiques proposées. Une validation de
la forme traduite de cette échelle est nécessaire afin de pouvoir la faire
exploiter par les différents services hospitaliers concernés.
P14
LA MALADIE DE STILL DE
L’ADULTE : A PROPOS DE 4 CAS
L. Chaabouni, I. Gharsallah,
Ch. Ben Hadj Yahia, L. Abdelmoula, M.kchir, R. Zouari.
Service de rhumathologie hopital
charles nicolles. Tunis
La maladie de Still de l’adulte
(MSA) est rare. Aucun signe n’est pathognomonique, ce qui explique les
difficultés diagnostiques encore posées par cette affection . Nous en
rapportons 4 observations colligées dans le service de Rhumatologie de
l’HCN.
Malades et Méthodes : Il s’agit de 4 femmes dont l’âge moyen est de 32
ans(extrêmes :25-40ans). L’atteinte articulaire est constante, à type de
polyarthrite chronique, destructrice dans un cas . Toutes les patientes ont
présenté une fièvre hectique . Une éruption cutanée fugace a été observée
dans trois cas, des adénopathies superficielles dans trois cas, une
hépato-splénomégalie dans 2 cas , une myosite dans un cas et une pleurésie
dans un cas. Toutes les patientes présentaient une VS supérieure à 100 à la
première heure ainsi q’une hyperleucocytose. La ferritinémie était
franchement élevée dans tous les cas . Le bilan immunologique était
constamment négatif . Le traitement était basé sur la corticothérapie pour
les 4 patientes , associé secondairement au methotrexate dans 2 cas .
CONCLUSION : L’évolution de la MSA reste imprévisible , pouvant
engager le pronostic fonctionnel articulaire et parfois même vital . La
prise en charge est mal codifiée, reposant essentiellement sur la
corticothérapie. Les immunosuppresseurs restent indiqués dans les formes
graves .
P16
Rhumatisme post streptOcoccique : à
propos de 15 cas
H. Kedadi, K. Saadalaoui Ben Hmida, S. Akrout, I. Ksontini, M.H. Dougui
Service de médecine interne –
Hôpital des F.S.I. La Marsa
Introduction : La prévalence du rhumatisme post-streptococcique (RPS), a considérablement
diminué ces dernières années dans les pays développés. Il acquiert cependant
un regain d’actualité en raison des nombreux cas de résurgence signalés et
des difficultés diagnostics encore posées.
Objectif : Analyser les aspects cliniques et évolutifs du RPS. Méthodes : Etude
rétrospective sur 3 ans (2000-2003) de 9 hommes et 6 femmes dont le
diagnostic de RPS est posé selon les critères de Jones.
Résultats : L’âge moyen était de 30 ans. La notion d’antécédents de RAA dans l’enfance
est notée dans 6 cas. L’infection des voies aériennes supérieures avait
précédé l’atteinte articulaire dans 10 cas. Trois de nos malades avaient une
atteinte cardiaque. L’atteinte articulaire présente dans tous les cas est
souvent d’installation aiguë (10 cas) à type d’oligoarthrite fébrile (7/11).
La preuve sérologique d’une infection streptococcique est retrouvée chez 13
patients. L’évolution sous traitement médical était favorable dans 12 cas.
On a eu recours à la corticothérapie chez 5 patients : 3 cardites et 2
atteintes articulaires tenaces.
Conclusion :
Cette étude suggère que le RPS continu à être fréquent dans notre pays.
Cependant, le mode évolutif de l’atteinte articulaire, habituellement
sub-aigu était plus souvent aigu dans notre série et l’atteinte cardiaque,
rare au cours du RPS de l’adulte, ne l’était pas dans notre série (3
cardites) d’où l’importance du traitement antibiotique prophylactique.
P17
CERVICALGIES AU COURS DE LA
POLYARTHRITE RHUMATOÏDE (PR):
CHERCHEZ PLUS HAUT !
S.Kassab, D.Mrabet,
S.Chekili, A.Laatar, R.Hajri, L.Zakraoui
Service de Rhumatologie. Hôpital
Mongi Slim. La Marsa
Introduction : La fréquence de l’atteinte cervicale au cours de la PR
est diversement appréciée (25 à 90%). Cette atteinte se voit
essentiellement dans les formes évoluées et sévères. Il s’agit
principalement de la luxation atloido-axoidienne notée dans 75 % des cas.
La subluxation atloido-axoidienne ascendante ou verticale est plus rare (4 à
35 %) et résulte d’une arthrite occipitoatloidienne. Nous en rapportons une
observation.
Observation : Mme B.E, 58 ans, est suivie depuis environ 6 ans
pour une PR déformante, érosive et séropositive, stable sous 15mg/sem de
Méthotrexate. Elle présente depuis 4 mois des cervicalgies mécaniques
tenaces avec un torticolis gauche. A l’examen, le rachis cervical est
bloqué en inflexion latérale gauche. La palpation des masses musculaires
paravertébrales déclenche une douleur. Il n’y a pas de tuméfaction cervicale
palpable. L’examen neurologique est normal. Les radiographies du rachis
cervical révèlent une dislocation de C1 par rapport à C2. L’IRM cervicale
met en évidence une impression basilaire. Il n’existe pas de luxation
antérieure de C1.
Conclusion : L’impression basilaire est une complication rare
au cours de la PR. Elle doit être recherchée devant toute cervicalgie même
en l’absence de troubles neurologiques. Les moyens d’imagerie récents
(scanner et IRM) permettent une analyse très précieuse des lésions osseuses
et médullaires. L’évolution est imprévisible et impose une surveillance
régulière des patients chez lesquels l’abstention chirurgicale est décidée.
P18
L’IRM DES MAINS : PLACE DE
CHOIX DANS LE DIAGNOSTIC DE LA PR DEBUTANTE.
S. Kassab, K. El Manaa, S. Chekili, R.
Hajri, A.Laatar, L.Zakraoui
Service de Rhumatologie de Mongi
Slim. La Marsa
Dans le diagnostic de la
polyarthrite rhumatoïde (PR), la technique d’imagerie la plus couramment
utilisée reste la radiographie des mains et des poignets. Cependant, les
lésions ostéoarticulaires sont rarement détectées dans les formes précoces
de la maladie. D’autres techniques d’imagerie sont désormais disponibles,
notamment l’IRM.
Nous rapportons notre
expérience. Il s’agit de 3 femmes dont la moyenne d’âge était de 50 ans
[42-55 ans] qui présentaient des polyarthralgies bilatérales et
symétriques. La symptomatologie évoluait depuis en moyenne 10 mois [6-12
mois]. Une déformation articulaire à type de flessum de coude à été notée
chez une patiente et une limitation de la mobilité des poignets a été
constatée chez deux malades. Toutes les patientes présentaient un syndrome
inflammatoire biologique. La recherche du facteur rhumatoïde était négative.
Les radiographies des mains et des avants pieds étaient normales. L’IRM des
mains a permis de détecter des érosions au sein des os du carpe (n=1) et de
la tête des métacarpiens (n=1), une synovite du poignet (n=1) ainsi qu’une
ténosynovite des extenseurs (n=1), confortant le diagnostic de PR.
Conclusion :
L’IRM semble particulièrement performante dans la mise en évidence des
lésions ostéoarticulaires infra radiologiques permettant ainsi de confirmer
le diagnostic de PR en particulier dans les formes débutantes et d’instaurer
rapidement un traitement de fond.
P19
ASSOCIATION LUPUS
ERYTHEMATEUX SYSTEMIQUE ET POLYARTHRITE RHUMATOIDE. À PROPOS DE 3 CAS.
A.
Hamzaoui 1, M. Smiti Khanfir 1,2, I. Ben Ghorbel 1, M. Ghanouchi 1,2, A. Braham 1,2, MH. Houman 1,2.
1- Service de Médecine Interne,
Hôpital la Rabta, Tunis. 2- Unité Recherche/08-15. Faculté de médecine de
Tunis.
INTRODUCTION : L'association du lupus
érythémateux systémique (LES) à d'autres pathologies auto-immunes est
fréquente et environ 30% des patients lupiques présentent d'autres
pathologies auto-immunes associées (dermatomyosite, thyroïdite…). Cependant
l'association LES et polyarthrite rhumatoïde (PR) est rare et à notre
connaissance seulement une trentaine de cas ont été décrits. Nous rapportons
trois observations de LES et PR et nous discuterons les mécanismes
physiopathologiques.
PATIENTS ET METHODES : Nous avons colligé rétrospectivement tous les patients atteints d'un LES
selon les critères de l'ACR et suivis dans le service de médecine interne de
l'hôpital la Rabta entre 1987 et 2003. Nous avons sélectionné les patients
présentant une polyarthrite rhumatoïde (PR) associée au LES, dont le
diagnostic a été retenu selon les critères de l'ACR.
RESULTATS : Trois
patientes avaient une PR associée à un LES, d'âge moyen de 42 ans.
L'interrogatoire révélait la notion d'arthralgies de type inflammatoire des
grosses et des petites articulations, des épisodes d'arthrites et la notion
de dérouillage matinal dans les trois cas. Le facteur rhumatoïde et les
anticorps anti kératines étaient positifs dans les 3 cas. Les radiographies
des poignets mettaient en évidence des géodes des os du carpe dans 2 cas et
une carpite fusionnante bilatérale dans un autre cas. La survenue de la PR
était concomittante à celle du LES dans les 3 cas. Le traitement s'est basé
sur les hydroxychloroquines et les AINS. L'évolution a été favorable dans 2
cas et les poussées d'arthrite ont persisté dans le 3ème cas,
mais elles étaient cependant moins fréquentes.
P20
etiologie rare d’Une exophtalmie :
la maladie de WegEner.
A.
Harzallah 1, I. Ben Ghorbel 1, M Khanfir 1,3,
S Trabelsi 2, A. Braham 1,3, M. Ghannouchi 3 , M.H. Houman 1,3.
1- Service de Médecine Interne,
2- Service d'ORL, Hôpital La Rabta, Tunis. 3- Unité Recherche/08-15. Faculté
de médecine de Tunis.
Parmi les étiologies de
l’exophtalmie, la pseudotumeur inflammatoire de l’orbite est relativement
fréquente. Elle est exceptionnellement inaugurale de la maladie de Wegener.
Patient âgé de 26 ans ayant des
antécédents de sinusite chronique évoluant depuis 18 mois, a présenté en
mars 2003 une rougeur oculaire avec exophtalmie droite douloureuse. La TDM
et L’IRM orbitaire ont mis en évidence une lésion expansive de la partie
supérieure et externe de l’orbite droit et une pansinusite. L’étude
anatomopathologique de la biopsie de la lésion a conclu à un aspect de
pseudotumeur inflammatoire de l’orbite. Un traitement par corticothérapie
orale a été institué durant 3 mois avec récidive de l’exophtalmie à leur
arrêt. L’évolution était marquée par la survenue concomitante d’une
hématurie, de crachats hémoptoiques, de rhinnorhée purulente et de
polyarthralgies. A l’examen, il existait un purpura vasculaire et des œdèmes
des membres inférieurs. Il existait à la biologie une insuffisance rénale et
un syndrome néphrotique. Les c-ANCA étaient positifs de type anti-PR3. La
ponction biopsie rénale a conclu à une glomérulonéphrite extra capillaire.
Un traitement par corticothérapie associés à des bolus mensuels de
cyclophosphamide a été instauré. Après un recul de 2 mois, l’évolution était
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