JOURNEE NATIONALE DE RHUMATOLOGIE 2006
MONASTIR
CONFERENCES D’ACTUALITE
CA 1- ANTIBIOTHERAPIE DES INFECTIONS
OSTEO-ARTICULAIRES
M.
CHAKROUN
Service des Maladies Infectieuses - EPS
Monastir
Les
infections ostéo-articulaires sont préoccupantes en raison de leur gravité
et des difficultés thérapeutiques. Ces infections peuvent mettre en jeu,
immédiatement le pronostic vital ou évoluer en cas de traitement tardif ou
inadapté vers la chronicité avec un risque de séquelles invalidantes. De ce
fait, elles imposent une antibiothérapie précoce et efficace qui se heurte
encore à plusieurs difficultés liées aux particularités du tissu osseux, à
la résistance des germes
responsables et à la durée prolongée du traitement.
Le choix des antibiotiques pouvant être
prescrits au cours des infections ostéo-articulaires repose sur plusieurs
critères. Les antibiotiques doivent avoir une bonne diffusion dans le tissu
osseux avec une activité conservée au sein de ce tissu et une bonne activité
sur les germes présumés responsables, en tenant compte de leurs profils de
résistance en fonction de leur origine communautaire ou nosocomiale.
L'antibiothérapie de première intention, prescrite dès la réalisation des
prélèvements microbiologiques, doit comporter une association de deux
antibiotiques, être prescrite à fortes doses, en tenant compte du terrain,
et par voie parentérale. La voie orale peut être d’emblée utilisée en cas
d’utilisation d’antibiotiques ayant une bonne biodisponibilité par voie
orale tels que les fluoroquinolones. Une monothérapie par voie orale peut
être envisagée après 2 à 3 semaines de traitement d'attaque. La durée de
l’antibiothérapie est variable en fonction de la localisation infectieuse et
l’évolution clinique.Afin d’optimiser la prescription de l’antibiothérapie,
il faut tout mettre en œuvre pour isoler la ou les bactéries responsables.
L’apport de la bactériologie est meilleure quand les prélèvements sont
multiples (Hémocultures, ponction articulaire, biopsie osseuse, prélèvement
de l porte d’entrée, prélèvement per-opératoire) et pratiqués avant toute
antibiothérapie. La coloration de Gram doit être systématiquement
pratiquée car elle permet d’orienter rapidement l’antibiothérapie.
Une antibiothérapie même efficace et
adaptée ne doit pas faire oublier l’importance de certains gestes
complémentaires ou de la chirurgie dans certaines indications d’où
l’intérêt d’une étroite collaboration entre rhumatologue ou orthopédiste,
infectiologue, microbiologiste et radiologue afin d'optimiser la prise en
charge de ces infections.
CA 2- QUOI DE NEUF SUR LE
RHUMATISME PSORIASIQUE EN 2006 ?
FRÉDERIC LIOTÉ
Fédération de Rhumatologie, INSERM U606,
université Médecine Paris 7
Centre Viggo Petersen (Pôle appareil
locomoteur)
Hôpital Lariboisière (AP-HP)
Le rhumatisme psoriasique (RPso) vient de
connaître, comme la polyarthrite rhumatoïde (PR) et la spondylarthrite
ankylosante, sa révolution physiopathologique et thérapeutique. La mise en
évidence du rôle du TNF- et de l’efficacité des agents bloquants cette
cytokine est la clé de cette révolution. Parallèlement les dermatologues ont
aussi avancé dans la connaissance des mécanismes de l’atteinte cutanée qui a
bénéficié de nouvelles avancées thérapeutiques (cellules T activées,
reconnaissance entre cellule présentatrice d’antigène et cellule T
effectrice, TNF-).
Le RPso est défini comme le rhumatisme
inflammatoire chronique associé au psoriasis cutané. Il concernerait 5% des
sujets atteints de psoriasis. Toutefois la fréquence du psoriasis dans la
population générale (5-10%) doit rendre prudent dans les conclusions
diagnostiques face à une quelconque atteinte articulaire.
L’atteinte des IPD est très particulière
au RPso. Une fois la poussée passée, le gonflement persiste souvent et en
permet le diagnostic rétrospectif. L’atteinte radiologique se fait vers la
destruction ou l’ankylose. L’atteinte de type PR pose le diagnostic
différentiel avec une authentique PR associée à un psoriasis cutané du fait
de la fréquence de la dermatose. PR.
Les oligoarthrites sont essentielles à
connaître car elles réalisent des dactylites (atteintes des 3 articulations
d’un même doigt et ténosynoite donnant l’aspect de doigt en saucisse à la
main, d’orteil gonflé.
En réalité nous connaissons mal
l’histoire naturelle du RPso. Les études systématiques de bonne qualité
manquent pour décrire les profils évolutifs. Les formes associées au VIH
sont plus agressives au plan cutané mais posent les mêmes problèmes
thérapeutiques avec l’impossibilité d’utiliser les agents anti-TNF.
La stratégie consiste à utiliser les
traitements locaux et symptomatiques et à réserver les traitements de fond
aux formes les plus agressives ou résistantes au traitement AINS.
Les AINS doivent être utilisés de
première intention en privilégiant les formes à demi-vie courte ou à
libération prolongée, en particulier le soir au dîner pour couvrir la
période de douleur et de raideur matinales : « AINS du soir, espoir du
matin ».
Les glucocorticoïdes ne doivent pas être
utilisés à fortes doses et, en tout état de cause, être trop rapidement
diminués en raison du risque de poussée de psoriasis.
Quel effet attendre des traitements
de fond conventionnels ?
Ils ne sont classiquement utilisés qu’en
cas de résistance aux traitements symptomatiques. Ils sont indiqués dans les
formes oligo- et polyarticulaires, les formes axiales rebelles ; on ne
connaît pas encore leurs effets sur les formes érosives ou destructrices.
Les médications classiques, y compris le méthotrexate (MTX) n’ont pas fait
l’objet d’essais contrôlés récents de taille suffisante contrairement à la
ciclosporine, aux agents biologiques ou au léflunomide. Si l’on se fie aux
études selon le groupe Cochrane, seuls la salazopyrine (SAZP) et le MTX à
forte dose auraient montré une certaine efficacité. Les besoins en
thérapeutique active doivent cependant être discutées à l’aune de la
sévérité du rhumatisme.
Pour les formes périphériques de RPso,
on retrouve les médications habituelles de la PR avec quelques molécules
spécifiques du psoriasis cutané. Hormis la SAZP, les APS et l’azathioprine,
tous ces traitements imposent une contraception efficace.
Qu’attendre des traitements
immunosuppresseurs et biologiques ?
Les AMM mentionnées concernent les
médicaments disponibles en France.
Léflunomide (Arava®).
Ce nouvel immunosuppresseur actif sur la
prolifération des lymphocytes T activés est utilisé dans la PR depuis
quelques années. Dans cette affection, sa place se situe souvent après le
MTX et avant les anti-TNF. L’AMM européenne est acquise dans le RPso. Sa
posologie est celle utilisée dans la PR
Agents anti-TNF-a
Trois agents anti-TNF-a
utilisés dans la PR sont disponibles. L’étanercept (Enbrel°) a l’AMM dans
l’indication rhumatisme psoriasique et spondylarthrite primitive. L’infliximab
(Rémicade°), anticorps monoclonal chimérique, est utilisable dans les
spondylarthropathies incluant les formes axiales de RPSO et dans le RPSO
périphérique. Le dossier de l’adalimumab ou Humira est en cours d’AMM.
Quelle attitude pratique a le
rhumatologue ?
En réalité les RPSO sont souvent peu
agressifs et les AINS à dose adaptée ou les infiltrations sont suffisants.
Les indications dépendent de la discussion avec le malade, de ses
antécédents, du contexte personnel en terme de désir de procréation, de la
sévérité clinique et radiologique de la maladie. Les particularités du
psoriasis sont aussi prises en compte afin de faire « coup double » en
traitant peau, ongles et articulations : c’est le cas du MTX avant tout.
Son utilisation optimale en terme de dose, de voie d’administration,
d’association doit être systématiquement recherchée et effectuée. Il reste à
obtenir une évaluation de son effet structural et sa comparaison aux agents
anti-TNF, seuls ou en association, comme cela a été effectué dans la PR.
Cette information manque encore et il ne parait pas raisonnable de passer à
la prescription d’un anti-TNF, compte tenu des risques thérapeutiques, sans
avoir épuiser les traitements conventionnels.
Conclusion
Le traitement du RPSO va bénéficier des
nouvelles thérapeutiques maîtrisées par les rhumatologues.
CA 3- EFFETS DES ANTI-TNF SUR LES MARQUEURS DU
REMODELAGE OSSEUX CHEZ DES MALADES PORTEURS D’UNE POLYARTHRITE RHUMATOIDE
C . ALEXANDRE et T. THOMAS
Service de Rhumatologie
du CHU de St-Etienne
Les études
physiopathologiques démontrent de manière évidente actuellement, que le
tissu osseux est doublement altéré dans la Polyarthrite Rhumatoïde (PR) :
d’une part, à l’échelle systémique, la perte osseuse est augmentée, surtout
au niveau des os porteurs, ce qui peut favoriser l’apparition d’une
ostéoporose fracturaire ; d’autre part, l’os sous-chondral est le siège
d’une résorption accrue à l’origine de la destruction articulaire, sous la
dépendance de multiples cytokines pro-inflammatoires, en particulier du
TNFα. Ainsi avons nous poser l’hypothèse que l’administration de produits
anti-TNFα dans des polyarthrites actives,
serait capable de réduire localement et de façon généralisée l’hyperactivité
ostéoclastique et donc de moduler favorablement la balance du remodelage
osseux. Localement, divers travaux de la littérature semblent démontrer que
l’administration au long cours des anti-TNF
retarde l’apparition des lacunes sous-chondrales voire améliore des lésions
osseuse déjà constituées.
Afin d’explorer le réponse du squelette
en entier aux anti-TNF, nous avons réalisé une étude prospective
multi-centrique française chez 48 femmes âgées en moyenne de 54,2±12,1 ans
présentant une polyarthrite sévère évoluant depuis 11,4±7,8 ans, avant le
début d’une traitement par anti-TNF ordonné en l’absence de réponse
satisfaisante aux traitements classiques de la PR. Divers paramètres du
remodelage osseux ont été mesurés dans le sérum : le fragment N-terminal du
pro-collagène de type I (PINP) qui explore la formation osseuse, le
télopeptide de liaison C-terminal du collagène de type I (CTX) qui explore
la dégradation collagénique systémique médiée par la cathepsine K, et le
fragment C-terminal du collagène de Type I (ICTP) qui explore la dégradation
collagénique locale médiée par les métalloprotéases matricielles (MMP). Les
mesures ont été effectuées en cours de traitement, après 6, 22 et 54
semaines. Par ailleurs, a été effectuée sur un appareil d’absorptiométrie
bi-photonique, une mesure de la densité minérale osseuse (DMO) au niveau de
la hanche totale et de la colonne lombaire aux temps 0, 6 et 12 mois. Aucun
malade n ‘était traité par un traitement de l’ostéoporose (bisphosphonates,
raloxifène) mais 77% des malades recevaient un traitement gluco-corticoïde
oral au long cours.
Les résultats ont montré l’absence de
variation significative de la DMO après un an de traitement. Les deux
paramètres de la résorption osseuse ont présenté une diminution
significative pendant l’année de traitement mais avec des cinétiques
différentes : le taux de CTX se réduit rapidement de 19 et 28% aux semaines
6 et 22 (p<0 ,001) mais retourne aux valeurs pré-thérapeutiques à la semaine
54. En revanche, le taux de ICTP se réduit progressivement tout au long de
l’année atteignant – 25% à la semaine 54 (p<0,001).Par ailleurs, le taux du
paramètre de formation osseuse (PINP) est resté stable tout au long de
l’étude. Ces résultats provoquent une amélioration de 30 à 40% de la balance
métabolique osseuse comme le montrent les rapports PINP/CTX (p< à,05) et
PINP/ ICTP (p<0,001).
Ainsi, l’augmentation
du rapport formation/résorption indique un effet osseux bénéfique systémique
des médicaments anti-TNF chez les malades porteurs d’une PR. Les différences
observées dans l’évolution du CTX et du ICTP pourraient traduire une réponse
biologique locale et systémique différente aux anti-TNF. Le traitement
anti-TNF pourrait épargnée la perte osseuse généralisée observée chez les
malades porteurs d’une PR active en particulier lorsqu’ils sont
cortisonés.
CA 4-
TRAITEMENTS DE L’OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE. RECOMMENDATIONS DE L’AGENCE
FRANÇAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE (AFSSAPS)
C . ALEXANDRE et T. THOMAS
Service de Rhumatologie du CHU de St-Etienne
Les traitements de
l’ostéoporose sont désormais multiples et à la panoplie des
anti-ostéoclastiques se sont ajoutés récemment les médicaments ostéoformateurs.
L’ensemble de ces traitements réduit le risque fracturaire de façon notable
chez les malades préalablement fracturés, entre 50 et 70% pour les fractures
vertébrales , entre 30 et 40% pour les fractures périphériques. Mais
l’ostéoporose, maladie de la fragilité osseuse, doit être diagnostiquée
avant que n’apparaissent les complications graves que sont les fractures périphériques
ou axiales puisqu’un malade fracturé a une espérance de vie diminuée quel
que soit le site fracturaire. Si les traitements ostéo-formateurs agissent
vraissemblablement par l’augmentation marquée de la densité minérale qu’ils
induisent, les médicaments qui réduisent l’activité ostéoclastique
(estrogènes, bisphosphonates et raloxifène) ont un effet anti-fracturaire
mal expliqué : la réduction de l’espace de remodelage et l’augmentation de la
densité calcique expliquent moins de 50% de la réponse sur les fractures.
Ainsi une densitométrie basse (t-score < -2,5) n’apparaît que comme un
facteur de risque fracturaire, au même titre que les autres facteurs
cliniques tels que l’âge, le sexe féminin, la ménopause, les antécédents
personnels ou familiaux de fracture, les troubles alimentaires ou la
sédentarité. Pourtant, Il apparaît essentiel de reconnaître ces patients à
risque de fracture car l’efficacité préventive des traitements classiques
curateurs est démontrée pour tous. C’est la raison pour laquelle, l’AFSSAPS
a établie en Octobre 2004, au vu des publications de la littérature, des
recommandations de traitement de l’ostéoporose.
1) Recommandations de l’AFSSAPS
Ces recommandations
sont différentes en présence ou en l’absence d’une fracture ostéoporotique.
Par ailleurs, elles vont varier avec l’âge des malades du fait de l’absence
d’efficacité périphérique de certains médicaments, Enfin, elles tiennent
compte des recommandations françaises de l’Association Française de la
Ménopause (AFM) à propos des estrogènes mais ne donnent pas de précision
pour les nouveaux médicaments ostéoformateurs. De nouvelles recommandations
devraient apparaître au début de l’année 2005. Par ailleurs, ces
recommandations ne permettent pas de répondre à toutes les questions que
l’on se pose à propos des traitements.
2) Questions non
résolues
Elles sont nombreuses :
- Comment choisir les
malades les plus à risque en l’absence d’antécédent fracturaire ? des
abaques tenant compte des facteurs de risque clinique et densitométrique
sont à l’étude pour définir un seuil thérapeutique à la fois médicalement et
économiquement utile.
- Quelle est la durée
optimum des traitements ? quelques réponses apparaissent en particulier en
terme de tolérance
- Y a t-il une place
pour des traitements non médicamenteux de l’ostéoporose ? la question se
pose en particulier pour les sujets âgés dans la prévention de la fracture
du col du fémur.
- Y a t-il une place
pour des associations médicamenteuses ? Les études sont peu nombreuses.
En
conclusion : l’AFSSAPS nous permet désormais d’optimiser indiscutablement les stratégies
thérapeutiques dans l’ostéoporose mais il reste encore de nombreuses
incertitudes qui imposent de multiples travaux.
CA 5- SCOLIOSE IDIOPATIQUE DE L’ADULTE
Pr Ag BEN HMIDA R. - Pr BEN AYECHE
M.L. - Pr MOULA T.
Service Orthopédie EPS Sahloul
La scoliose de l’adulte peut être
idiopathique (ou mieux primitive) et s’aggrave notamment après la ménopause
en région lombaire en rapport avec des lésions dégénératives qu’on peut
rapprocher de la scoliose idiopathique qui n’apparaît qu’à l’âge adulte par
altérations discales et articulaires postérieures. La distinction est
parfois difficile.
La prévalence des scolioses chez l’adulte est très discutée. Elle augmente
avec l’âge et atteint 10 % chez les sujets de 65 ans. Les scolioses
idiopathiques diminuent en âge et en gravité avec le dépistage et le
traitement précoce pendant la croissance.
La prédominance féminine est nette surtout pour les scolioses idiopathiques.
Dans les scolioses dégénératives la différence du vieillissement du rachis
chez la femme s’explique par la ménopause et souligne l’intérêt du
traitement des conséquences osseuses de la ménopause.
Sur le plan anatomopathologique, la déformation tridimensionnelle qui
caractérise la scoliose idiopathique est aggravée par le processus
dégénératif surtout après 50 ans avec comme conséquence un aplatissement des
courbures sagittales (hypocyphose, hypolordose) avec un déséquilibre dans ce
plan qui va retentir sur l’orientation du bassin et du sacrum et des
articulations périphériques des membres inférieurs dont il faut tenir compte
dans les corrections.
La scoliose dégénérative est caractérisée par son siège lombaire ou
thoraco-lombaire par la faible rotation, l’angulation et les atteintes
dégénératives étagées associées à des spondylolisthésis dégénératifs
compliquées de compressions neurologiques.
Sur le plan clinique, le motif de
consultation est en rapport essentiellement avec les complications
neurologiques. Elles sont à type de radiculalgies beaucoup plus rarement de
claudication neurogène. Elles sont rares dans les scolioses idiopathiques et
concernent le plus souvent la scoliose dégénérative.
Les rachialgies sont surtout de siège lombaire et sont l’apanage de
scolioses dégénératives beaucoup moins les scolioses idiopathiques.
Le problème esthétique peut constituer un motif de consultation.
L’examen clinique droit être statique et dynamique avec surtout étude de
l’équilibre sagittal du rachis et l’attitude du bassin et des membres
inférieurs. Un examen neurologique est nécessaire pour évaluer le
retentissement sur l’axe neural.
L’imagerie est une étape fondamentale.
Des radiographies simples en charge debout interessant tout le rachis et
incluant le crâne, le bassin et les hanches permettent les mesures
nécessaires de face et surtout de profil. Il faut souligner dans ce cadre
l’importance de l’orientation du sacrum et du bassin qui sera étudiée par
des multiples mesures angulaires qui vont guider la sanction thérapeutique.
La saccoradiculographie couplée au scanner est un examen invasif, mais il
présente l’avantage de permettre une étude dynamique fort intéressante dans
cette pathologie. Le scanner permet de reconnaître la cause de la
compression par des coupes centrées. L’IRM est un examen non invasif mais
statique et les coupes sagittales sont d’interprétation difficile.
Le traitement non chirurgical qui fait appel aux médicaments (AINS,
antalgiques), la rééducation et aux orthèses, garde encore une place
importante surtout chez le sujet âgé et quand la gêne est modérée.
la chirurgie est complexe quand elle est apparentée à celle de l’adulte
jeune, et elle peut être limitée et ciblée sur une compression radiculaire
chez des sujets âgés.
EULAR
21-24 JUIN 2006 AMESTERDAM
COMMUNICATIONS ORALES
CO1 - LA LOMBALGIE COMMUNE CHEZ LES
MEDECINS
Ismail Bejia, Mohamed Younes, Mohamed Salah, Samah Ben Hammouda, Saoussen
Zroura, Mongi Touzia, Mohamed Akroutb,
Naceur Bergaouia .
a Service de Rhumatologie, EPS
Monastir 5000, Tunisie
b Service de médecine de
travail, EPS Monastir 5000, Tunisie
Introduction :
Les objectifs de notre étude sont la
détermination de la prévalence de la lombalgie commune chez les médecins.
Matériel et méthode :
Parmi les 648 médecins de la région de
Monastir, 472 (73%) ont bien voulu participer à l’étude et répondre à un
questionnaire préétabli.
L’âge moyen des médecins est de 39 ± 6
ans (27-61). Ils se répartissaient en 354 hommes (75%) et 120 femmes (25%).
Résultats :
La prévalence cumulée et la prévalence
annuelle de la lombalgie commune étaient respectivement de 54% (257/472) et
de 52% (247/472). L’ancienneté moyenne de la lombalgie était de 9,6 ± 0,4
mois (1mois - 32 ans). La prévalence de la lombalgie chronique était de 11 %
(52/472).
Les conséquences de la
lombalgie étaient représentées par les soins médicaux qui étaient
nécessaires dans 44% des cas. Les explorations radiologiques étaient
effectuées dans 41,25% des cas. Une cure chirurgicale de hernie discale a
été nécessaire dans 3 cas. 19 % des médecins estimaient qu’il y avait un
retentissement de la douleur lombaire sur leur activité professionnelle. Les
facteurs de risque associés à la lombalgie sont le B.M.I élevé (OR 2,069 ;
IC à 95% = [1,213 – 3,531]), le tabagisme (OR 3,123 ; IC à 95% = [1,671 –
5,837]) et les antécédents de traumatisme lombaire
(OR 4,182; IC à 95% = [1,519 – 11,516]).
Conclusion : La prévalence
annuelle de la lombalgie chez les médecins de la région de Monastir est de
52%. Elle est associée à un BMI élevé, au tabagisme et aux antécédents de
traumatisme lombaire. Des mesures préventives sont nécessaires.
CO2 - RESULTATS DE LA REEDUCATION DES
CAPSULITES RETRACTILES
Jellad. A, Fendri. Y, Ben Salah. Z,
Bouzaïda. O, Rejeb. N
1 Service de Mpr Chu Fattouma Bourguiba
de Monastir
2
Service de Mpr Chu Sahloul Sousse
Introduction
La prise en charge rééducative de la
capsulite rétractile est fondamentale. Elle se conçoit parallèlement au
traitement médicamenteux et immédiatement après une arthrodilatation de
l’épaule rééducation « intensive ». La conduite du programme de rééducation
est fonction de certains facteurs inhérents au patient ou à l’évolution de
la pathologie elle-même.
Materiel et Methodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective
portant sur 22 cas de capsulite rétractile pris en charge dans le service de
Médecine Physique et Réadaptation de Monastir entre janvier 2004 et octobre
2005.
Resultats :
Notre population comportait 8 hommes et
14 femme d’âge moyen 59,2 ± 11,1 ans. Le diabète, le traumatisme de l’épaule
sont les antécédents notables. Le délai de prise en charge rééducative était
en moyenne long (6,2 mois). 11 patients (50%) ont bénéficiés d’une
arthrodistension avant ou au cours de la rééducation. Le nombre de séances
prescrit était en moyenne 32. La moyenne d’amélioration de l’EVA douleur
était de 30/100 et du score de CONSTANT de 22 points. L’arthrodistension
n’est pas corrélée aux paramètres étudiés sauf le gain en amplitude globale
de l’élévation latérale. Par contre l’âge parait influencer le résultat
fonctionnel (score de CONSTANT et EVA douleur).
DISCUSSION-CONCLUSION
Le traitement de la capsulite rétractile
dépend du stade de la maladie. A la phase hyperalgique on doit se limiter au
traitement symptomatique. Des moyens physioantalgiques (cryothérapie) et des
postures à l’aide d’un coussin d’abduction la nuit sont les seules à tenter
sur le plan rééducatif. Toute tentative de gain des amplitudes articulaires
est vouée à l’échec et risque même d’aggraver le tableau. La disparition des
douleurs de repos nous permet de commencer un travail de gain progressif des
amplitudes articulaires. L’arthrodistension doit être suivi d’une
rééducation « intensive » immédiate.
CO3- TRAITEMENT DES INFECTIONS
OSTEOARTICULAIRES AIGUËS DE L’ADULTE : A PROPOS DE 42 CAS.
Bellazreg F.1, Kaabia N.1, Khalifa
M.1, Bouajina E.2, Bahri F.1,
Letaïef A.1.
.Service de Médecine Interne et Maladies
Infectieuses. Service de
Rhumatologie, CHU Farhat Hached, Sousse.
Le but de ce travail
est de décrire les schémas thérapeutiques et l’évolution des infections
ostéo-articulaires (IOA) aiguës à germes pyogènes chez l’adulte.Il s’agit
d’une étude rétrospective de 42 cas de IOA aiguës colligés dans les services
de Médecine Interne et Maladies Infectieuses et de Rhumatologie durant 6 ans (1998#8211; 2003). 42
patients (30 hommes et 12 femmes) ;âge moyen était de 54,7 ans avaient
présenté 42 épisodes IOA.Il s’agit; ostéite (17 cas), spondylodiscite (15
cas), arthrite septique (6 cas), ostéoarthrite (4 cas). Un ou plusieurs
germes ont été isolés chez 25 patients (59,5%). Tous les patients ont été
traités par antibiothérapie, les antibiotiques de 1ère intention étaient
lactamines (33 cas), Fluoroquinolones (16 cas). L’antibiothérapie a été
modifiée dans 20
cas.
Celle de 2ème intention
était essentiellement :lactamines (17 cas), Fluoroquinolones (11 cas),
Rifampicine (6 cas), Glycopeptides (5 cas). L’association la plus fréquente
était : Rifadine + Fluoroquinolones (7 cas). La durée moyenne de
217;antibiothérapie était de 49 jours. Un traitement chirurgical adjuvant
était nécessaire chez 16 patients. L’évolution était marquée par la survenue
d;une récidive (1 cas), le passage à la chronicité (1 cas) et 8 patients ont
eu une amputation.
En conclusion, le choix
del’antibiotherapie aucours des infections ostéo-articulaires dépend du
germe en cause dont l’isolement pose un problème d’imputabilité en cas de
prélèvement superficiel ;une part et de fréquence élevée de prélèvements négatifs
autre part. Le terrain sous-jacent et la diffusion osseuse de
l’antibiotique sont également des conditions déterminantes de ce choix.
CO4-
MAL DE POTT ET COMPLICATIONS
NEUROLOGIQUES
Gharsallah
I, Abdelmoula L, Chaabouni L, Belhaj Yahia Ch, Boujaday S,
Zouari R.
Service de rhumatologie-hôpital charles
nicolles, tunis
Introduction : Des complications
neurologiques peuvent aggraver le cours évolutif de certains
spondylodiscites tuberculeuses ( mal de pott).
La compression
médullaire est la complication la plus grave et redoutable.
Malades et méthodes : Il s’agit
d’une étude rétrospective de malades hospitalisés pour mal de pott de 1993 à
2005. Le mal de pott est prouvé soit par un faisceau d’arguments cliniques
et biologiques, soit par une preuve bactériologique ou histologiques.
Résultats : Sur 45 mal de pott,
cinq compression médullaire et deux syndrome de la queue de cheval sont
trouvés. Ces troubles neurologiques apparaissent en moyenne 1,2 ans après le
début apparent du mal de pott. Ces complications neurologiques sont
révélatrices, dans un cas , le plus souvent d’installation progressive (86%)
, dans quatre cas, il s’agit d’une localisation lombaire haute. Le
traitement antituberculeux est institué dans tous les cas. Le recours à un
traitement chirurgical a été fait dans trois cas.
Conclusion : Malgré la gravité des
complications neurologiques du mal de pott, le traitement médical associé à
un geste chirurgical restent satisfaisants.
CO5- APPORT DE LA TDM THORACIQUE (HR)
DANS LE
DIAGNOSTIC D’UNE ATTEINTE PULMONAIRE
AU COURS D’UNE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE
Boukoucha.M,
Kriaa.S, Zaghouani. H, Hafsa.C, Golli.M, Gannouni.A.
Service d’imagerie médicale –EPS-
Monastir
Introduction : l'atteinte
pulmonaire au cours d’une polyarthrite rhumatoïde est fréquente (25 à 70%
des PR). Le dut de notre travail est d’ illustrer la fréquence et l'aspect
tomodensitométrique de l'atteinte pulmonaire au cours d’une polyarthrite
rhumatoïde, en insistant sur l’apport du scanner en haute résolution dans
l’évaluation de cette atteinte.
Matériels et méthode : à travers
une série des cas colligés au service de radiologie de l’EPS de Monastir et
une revue de la littérature, nous avons étudié les TDM thoraciques en haute
résolution réalisées chez des patients ayant une polyarthrite rhumatoïde.
Résultat : L’atteinte pleurale
était rencontrée dans 2 à 5% des cas de PR, l’atteinte parenchymateuse était
variable : les atteintes les plus fréquemment rencontrées sont les opacités
en verre dépoli et les infiltrats réticulaires (91%). D’autres aspects
rencontrés sont de fréquence variable : bronchectasies, opacités micro et
macro nodulaires rhumatoïdes, zones de condensation +/- systématisées,
fibrose interstitielle….
Conclusion : la TDM en haute
résolution est l’examen de choix pour détecter des lésions infracliniques
et infraradiologiques d’une atteinte pleuro pulmonaire en cas d’une
polyarthrite rhumatoïde.
CO 6- ATTEINTE CHORIORETINIENNE AU
COURS DE LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE
Zaouali. S, Ben
Yahia. S, Kahloun. R, Boubaker. N, Chourabi. C, Ghrissi. R, Daami. A,
Tritar. Z, , Khairallah. M
Service d’ophtalmologie CHU Fattouma
Bourguiba Monastir
But : Etudier l’atteinte
choriorétinienne au cours de lupus érythémateux disséminé (LED)
Matériels et méthodes : Etude
rétrospective du 22 patients (44 yeux) atteints de LED. Tous les patients
ont eu un examen ophtalmologique complet, une photographie du fond d’œil,
une angiographie à la fluorescéine et au vert d’indocyanine (ICG)
Résultas : L’âge variait entre 13
et 57 ans, le sex-ratio était de 0.9. Les anomalies ophtalmoscopiques et
angiofluorographique se répartissaient par rapport aux yeux comme suit :
nodules cotonneux (8 ; 18.2%), hémorragies rétiniennes (1 ; 2.2%),
altération de l’épithélium pigmentaire (1 ; 2.2%), télangiectasies
rétiniennes (3 ; 6.8%), dilatation capillaire (16 ; 36.4%), engainement
vasculaire (1 ; 2.2%), retard au remplissage choroïdien (2 ; 4.5%),
diffusion vasculaire (1 ; 2.2%), zones de nonperfusion (1 ; 2.2%), et oedème
papillaire (1 ; 2.2%). L’angiographie à l’ICG montrait des anomalies dans
tous les yeux : lésion hypofluorescence bien limitée (36 ; 81.8%), une
hyperfluorescence (36 ; 81,8%), des pinpoints (16 ; 36.4%) et imprégnation
vasculaire choroïdienne parietale tardive (10 ; 22.7%).
Commentaires: Notre étude montre que la
rétinopathie lupique est fréquente ce qui est en conformité avec les données
de la littérature. Elle révèle également la présence d'une atteinte
choroïdienne quasi constante.
Conclusion : Contrairement aux
notions classiques, la choroïdopathie lupique est loin d'être rare, sa
fréquence est sous estimée du fait de son caractère asymptomatique et
infraclinique. De ce fait l'angiographie à l'ICG est un examen très utile
pour l'évaluation de l'atteinte choroïdienne d'origine lupique.
CO 7- EFFETS
SYSTEMIQUES DES INFILTRATIONS DE GLUCOCORTICOÏDES CHEZ LES SUJETS
DIABETIQUES
ET NON DIABETIQUES
Younes M, Neffati
F, Béjia I, Hassen Zrour S, Ben Hammouda ,
Ben Amor A, Touzi
M, Haddada F, Othman M, Bergaoui N, Najjar MF.
Service de
Rhumatologie, EPS Monastir. 5000, Tunisie.
Service de Biochimie, EPS
Monastir. 5000, Tunisie.
Introduction :
Contrairement aux
effets systémiques de la corticothérapie générale qui sont bien connus, ceux
des infiltrations locales de glucocorticoïdes sont peu étudiés en
particulier chez les sujets diabétiques. Le but de notre étude est d’évaluer
les effets systémiques de trois infiltrations de glucocorticoïdes chez les
sujets diabétiques et non diabétiques.
Matériel et Méthodes :
29 patients (11 hommes et 18 femmes, âgés de 18 à 86 ans) ont reçu trois
infiltrations de cortivazol au niveau épidural chez 18 cas hospitalisés pour
sciatique et au niveau de l’articulation de l’épaule chez 11 cas pour
capsulite rétractile. 12 cas étaient diabétiques et 17 cas non diabétiques.
Avant la première infiltration ( Jo), puis J1, J7 et J21 après la troisième
infiltration, nous avons réalisé les examens de laboratoire suivants :
cortisolémie, ACTH, cholestérol, triglycérides, sodium, potassium et
glycémie à jeun, glycémie post-prandiale et cortisol libre urinaire (CLU) de
24h. Tous les patients ont bénéficié d’une mesure de la pression artérielle.
Résultats :
Dans la population
générale d’étude, une augmentation significative de la pression artérielle
systolique à J1 et J7 et de la glycémie post-prandiale à J1 ont été notées.
Un effondrement de la cortisolémie, de l’ACTH et du CLU à J1 et J7, et se
poursuivant à J21, a été observé. Aucune variation significative n’a été
notée pour la glycémie à jeun, la triglycéridémie, la cholestérolémie, la
natrémie, la kaliémie et la pression artérielle diastolique. Dans le groupe
des diabétiques, une augmentation de la glycémie post-prandiale à J1, mais
aussi à J7 ont été notées. Dans le groupe infiltration intra-articulaire,
nous avons observé une normalisation de la cortisolémie et de l’ACTH à J21.
Conclusion :
Après infiltrations, on
observe une augmentation transitoire de la tension artérielle systolique et
de la glycémie post-prandiale avec une dépression de l’axe corticotrope qui
persiste au delà de 21 jours. Cette dépression disparaît plus rapidement
dans le groupe infiltration intra-articulaire avec une augmentation de la
glycémie post-prandiale plus prolongée chez les sujets diabétiques.
CO 8 - L’ALGODYSTROPHIE DES MEMBRES INFERIEURS :
ETUDE
DE 73 CAS
M.Guermazi, M.Sellami , S. Ghroubi, F. Frikha H. Fourati, S.Baklouti
Mh.
Elleuch
1- Service de Médecine Physique et
Rééducation Fonctionnelle CHU Habib Bourguiba Sfax
2-Service de rhumatologie CHU Hedi Chaker
3029 Sfax Tunisie.
Résumé :
L’algodystrophie est une affection
polymorphe assez fréquente caractérisée par un syndrome douloureux
vasomoteur et trophique touchant la microcirculation locale et sa commande
neuroactive et intéressant une région articulaire. L’objectif de ce travail
a été de rapporter la fréquence de l’algodystrophie aux membres inférieurs
ainsi que ses caractéristiques cliniques et évolutives.
Matériel et méthodes :
Il s’agit d’un étude rétrospective menée
sur une période de 14 ans L’enquête étiologique a comporté la recherche
systématique d’une cause éventuelle (traumatique ou non) et d’un facteur
favorisant (diabète, hypertriglycéridémie, éthylisme, terrain psychologique
…).
L’étude clinique a précisé les différents
aspects sémiologiques et les formes cliniques ainsi que les résultats des
examens paracliniques.. L’évolution a été jugée essentiellement selon des
critères cliniques
Résultats :
Les auteurs rapportent 73 cas
d’algodystrophie des membres inférieurs d’âge moyen 44 ans avec une légère
prédominance masculine. Quarante pour cent des patients ont une
algodystrophie des membres inférieurs avec une légère prédominance
masculine.
L’algodystrophie est secondaire dans
97,26% des cas avec fréquence de l’étiologie traumatique (87,67%). Les
facteurs favorisants sont divers mais ne sont pas toujours retrouvés, le
diabète est noté chez 16 patients, la dyslipidémie dans 8 cas et le
contexte psychologique dans 12 cas. Le pied est de loin le plus
touché.
L’atteinte est unifocale dans 63 cas,
bifocale dans 8 cas et multifocale dans 2 cas
Avec un recul moyen de 4 mois. Les
résultats ont été jugés bons chez 56 patients (76,71%) avec disparition des
douleurs, récupération de la mobilité articulaire et absence de gêne
fonctionnelle. Les séquelles sont notées dans 14 cas.
Conclusion :
L’atteinte aux membres inférieurs est
plus rare que celle aux membres supérieurs, son tableau clinique et
radiologique est similaire à celui des autres atteintes. Cependant, le
retentissement fonctionnel est plus important lorsqu’il s’agit d’une
atteinte du pied.
CO 9- LE MYELOME MULTIPLE (MM)
AU DELA DE 70 ANS
F.Frikha, M.Sellami, H.Fourati,
M.Ezzeddine, N.Hdiji, S.Baklouti
Service rhumatologie CHU Hédi Chaker Sfax
Introduction : le myélome multiple
est une hémopathie maligne caractérisée par une prolifération plasmocytaire
accompagnée le plus souvent d’une sécrétion d’une immunoglobuline
monoclonale. C’est une pathologie essentiellement du sujet âgé dont la
fréquence augmente avec l’âge.
Objectif : Etudier les
particularités cliniques, biologiques, radiologiques et thérapeutiques du MM
chez des sujets âgés à partir de 70 ans.
Matériel et méthodes : Etude
rétrospective concernant 53 dossiers de MM colligés dans le service de
rhumatologie de Sfax entre 1990 et 2003.
Résultats : nous avons retenu 21
cas de MM survenant à partir de 70 ans. L’âge moyen était de 75,3 ans. Il
s’agissait de 10 hommes et de 11 femmes. Le délai moyen de consultation
était de 7,5 mois. Les motifs de consultation étaient dominés par les
douleurs osseuses (100 % des cas) de siège essentiellement rachidien. Une
altération de l’état général était associée dans 13 cas (62 %). Le MM était
de type IgG dans 12 cas (57 %). Une ostéolyse radiologique, unique ou
multiple, était retrouvée dans 61 % des cas. Le myélogramme était
pathologique dans 66,6 % des cas avec une plasmocytose variant de 10 à 100
%. La biopsie ostéomédullaire, pratiquée dans 6 cas,avait conclut à un MM
dans 4 cas. Selon la classification de Salmon et Durie, le stade III était
observé dans 80 % des cas. Une insuffisance rénale était retrouvée chez 5
patients (23,8 %). Des complications infectieuses ont été notées dans 23,8
% des cas.
Vingt de nos patients (soit 95 %) ont eu
une chimiothérapie à base de MP ou VMCP . Une réponse thérapeutique a été
observée dans 23 % des cas (62 % sont perdus de vue).
Conclusion : Le tableau clinique,
biologique et radiologique du MM est classique chez le sujet âgé et ne
présente pas de particularités. Le taux élevé des stades avancés serait
probablement en rapport avec le retard diagnostique. La conduite
thérapeutique doit être adaptée dans ce contexte en privilégiant une qualité
de vie meilleure.
, I
CO 10- LES FACTEURS
PRONOSTIQUES DE MYELOME.
A PROPOS DE 52 CAS
Younes M, Zrour-Hassen S,
Haddada F, Béjia I, Touzi M,
Bergaoui N.
Service de Rhumatologie - EPS
Monastir-Tunisie.
Introduction :
Le myélome multiple (MM) est une
hémopathie maligne incurable qui touche fréquemment le sujet âgé. Son
évolution est très hétérogène, constamment fatale malgré la diversité et les
progrès thérapeutiques.
Le but de notre travail est de déterminer
la survie et les facteurs pronostiques de cette affection.
Matériel et méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective et
prospective transversale portant sur 52 cas de MM hospitalisés au service de
Rhumatologie de l’ EPS de Monastir pendant la période allant de 1991 à 2004.
Pour chaque patient, nous avons déterminé le délai de survie, ainsi que les
paramètres cliniques, biologiques, radiologiques au moment de diagnostic.
Résultats :
L’âge moyen de nos patient est de 63,5
ans avec un sex ratio H/F : 1,16. Le MM est de type IgG dans 55,8%, IgA dans
26 ,9% et chaînes légères dans 13,5% des cas.
La survie moyenne est de 33 mois avec
une médiane de 23 mois. Après analyse uni variée, nous avons retenu 5
facteurs pronostiques : altération de l’état général (p = 0,03), béta-2
microglobuline (p < 0,0001), CRP (P = 0,002) hypoalbuminémie (P = 0,002) et
la réponse rapide au traitement (P = 0,01).
L’étude multivariée a permis de retenir
2 facteurs pronostiques : la béta-2 microglobuline et la CRP. Les
associations béta-2 microglobuline-CRP et béta-2 microglobuline-albuminémie
constituent 2 modèles d’association de haute significativité pronostique (p
< 0,0001).
Conclusion :
Notre étude confirme l’importance de la
valeur pronostiques des modèles d’association béta-2 microglobuline-CRP et
béta-2 microglobuline-albuminémie, de réalisation simple, afin de mieux
sélectionner les patients selon les indications thérapeutiques appropriées.
CO 11- PROTHESE TOTALE DE LA HANCHE :
Expérience du service d’orthopédie de
Monastir
Naanaa T, Jribi A, Koubaa M, Kammoun
S, Menif H, Aloui I,
Hamdi., MF Abid A.
Service d’orthopédie et de traumatologie
,EPS Monastir
But : : Evaluer les indications,
les résultats et les complications des prothèses
totales de la hanche.
Matériel et Méthode :
IL s’agit d’une étude rétrospective de 71
prothèses totales de la hanche sur une période de 11 ans mises en place chez
60 patients au service d’orthopédie de l’hôpital Fattouma Bourguiba de
Monastir. L’âge moyen de nos patients était de 54 ans (26 à 85 ans). Il
s’agissait de 38 femmes (63%) et 22 hommes (36%). Les étiologies étaient une
coxarthrose dans 42 cas (27 primitive et 15 secondaires), une coxite dans 18
cas et post – traumatique dans 11 cas .La voie d’abord postero-externe de
MOORE a été utilisée dans 57% des cas (80%), une trochantérotomie dans 11
cas (15%) alors que la voie de HARDINGE a été utilisée dans 3 cas (4%) Les
prothèses étaient cimentées de type Charnely Kerboull dans 62 cas (87%),
hybrides avec cotyle non cimenté et une pièce fémorale cimentée dans 6 cas
(8%) et non cimentées dans 3 cas (4%). Après un recul moyen de 35 mois, le
résultat fonctionnel selon la cotation chiffrée de la fonction de la hanche
de POSTEL ET MERLE D’AUBIGNE ( PMA) était satisfaisant dans 86% des cas. Les
complications secondaires locales observées étaient un sepsis profond sur
PTH dans un cas nécessitant la reprise chirurgicale avec changement de la
prothèse, une luxation aseptique dans 7 cas (10%), une ankylose de la hanche
dans un cas et une pseudarthrose avec lâchage du fil de trochantérotomie
dans un cas.
Des ossifications
péri-prothétiques minimes ont été notées dans 7% des cas. L’introduction de
la prothèse totale de la hanche en chirurgie orthopédique a révolutionné la
chirurgie de la hanche grâce à l’amélioration de la fonction
qu’elleapportait chez les patients ayant des hanches dans un état de
destruction dépassanttout traitement médical et toute chirurgie
conservatrice. Cependant, cette chirurgieest non dénuée de complications
graves à savoir
les sepsis et les luxations qui peuvent être évitées par une asepsie
rigoureuse et une meilleure
technique de pose.
CO12- SPONDYLOLISTHESIS ISTHMIQUE : A
PROPOS DES
2 SERIES COMPARATIVES TRAITEES
CHIRURGICALEMENT AVEC ET SANS CAGES INTERSOMATIQUES PAR VOIE POSTERIEURE
R. Ben Hamida, A. Bajeddoub M. Kilani, M.
Mtaoumi, R. Frikha, J. Dahmene, A. Siala, M. Mseddi, M. L. Ben Ayeche.
Service d’orthopédie EPS Sahloul – Sousse
Introduction :
Le traitement
chirurgical du spondylolisthésis par lyse isthmique chez l’adulte, a connu
depuis la technique proposée par Gill (résection postérieure, excision
du nodule fibreux) une tendance à l’arthrodèse de l’étage olisthésique.
Cette dernière était postéro-latérale protégée dans la majorité des cas par
instrumentation postérieure.
Actuellement, un complément d’arthrodèse
antérieure par voie postérieure en utilisant des cages semble améliorer les
résultats.
Matériels et Méthodes :
Nous avons réalisé une étude comparative
des résultats fonctionnels et anatomiques des 2 séries de patients ayant eu
une arthrodèse pour spondylolisthésis isthmique : 10 arthrodèses
postéro-latérales avec matériel rigide sans geste sur le disque avec un
recul moyen de 4 ans et 11 arthrodèses avec cage inter! somatique associées
à une instrumentation rigide et greffe postéro-latérale avec un recul moyen
de 1 an. Il s’agit de 2 séries similaires, opérées par le même chirurgien.
Résultats –
discussion :
Les résultas
fonctionnels ont été cotés selon la classification de Beaujon. Les résultats
anatomiques sont évalués sur la qualité de l’arthrodèse postérieure ou
antérieure, l’amélioration de la statique rachidienne et par le
rétablissement de la hauteur discale et du foramen vertébral et moins sur la
correction du glissement. La nette supériorité des résultats fonctionnels et
anatomiques à moyen terme dans la série d’arthrodèses avec cages
inter-somatiques nous font opter exclusivement pour cette technique malgré
un recul insuffisant.
CO 13- : LES TUMEURS GLOMIQUES DES
EXTREMITES
Hamdi M F, Aloui I, Mabrouki
Z, Mnif H, Koobaa M, Abid A, Hamdi A.
Service de chirurgie orthopédique et de
traumatologie
EPS Fattouma Bourguiba Monastir
La tumeur glomique est une tumeur
bénigne rare et non exceptionnelle développée au niveau du glomus sous
cutanée.
- Nous rapportons une série de 8 tumeurs
glomiques localisées au niveau de la main et du pied opérées et revues après
un recul moyen de 2 ans. La série est composée de 6 femmes et 2 hommes d’âge
moyen 42 ans. La tumeur est de siège sous unguéale 7 fois, et pulpaire 1
fois.
- Le diagnostic clinique a été porté
essentiellement sur le caractère de la douleur. L’exérèse chirurgicale de la
tumeur a été de principe avec confirmation histologique dans tous les cas.
On n’a pas noté de récidive glomiques au dernier recul.
Le traitement des tumeurs glomiques est
exclusivement, chirurgical, l’exérèse complète est le seul garant d’une
guérison définitive.
CO 14- LE CHORDOME SACRE : A PROPOS
DE 6 CAS
Korbaa w, Younes M, Abid
F, Fendri Y, Zrour S¹, Bejia I, Touzi M¹, Hattab N, Bergaoui N
Service de rhumatologie, EPS Fattouma
Bourguiba, Monastir
Service de neurochirurgie, EPS Fattouma
Bourguiba, Monastir
Introduction :
Le chordome sacré
est la tumeur primitive la plus fréquente du sacrum. Il peut poser aussi
bien un problème diagnostique que thérapeutique.
Matériels et méthodes :
C’est une étude
analytique de 6 cas de chordome sacré colligés au service de rhumatologie et
de neurochirurgie au CHU de Monastir durant la période allant de 1989 à
2005.
Résultats :
L’age moyen des
patients est de63 ans (44, 77), tous de sexe masculin. Le délai diagnostique
moyen est de 4,3 années (1-9). Les circonstances de découverte étaient
dominées par les douleurs fessières et les troubles vésicosphinctériens; une
lombosciatalgie et une tuméfaction sacrée chacun dans 1 cas. Le diagnostic
est suspecté devant les données du bilan radiologique standard montrant dans
tous les cas une lyse du sacrum bien limitée avec rupture de la corticale.
Le scanner et/ou l’IRM ont permis le bilan d’extension locorégionale. Le
diagnostic était confirmé histologiquement dans tous les cas. Le traitement
était basé sur l’exérèse chirurgicale dans 5 cas et un complément
radiothérapique était effectué dans 2 cas. Quatre patients ont eu une
récidive locale.
Conclusion :
Les chordome sont de diagnostic le plus
souvent tardif. L’aspect IRM est parfois très évocateur avec un aspect
lobulé de la tumeur. Le traitement est chirurgical associé à la
radiothérapie en cas d’exérèse incomplète.
POSTERS
P1- ARTHRITE SEPTIQUE
ET HEMODIALYSE
Chouikhi K., Aloui S., Day M., Guellim
K,Touzi M*.Frih A, Skhiri H,
Bouraoui S, Achour
A, B.Dhia N, El May M ;
Service Néphrologie –
Service Rhumatologie *CHU Monastir
Introduction :
De nombreux facteurs
tels que l’immunodépression font des patients hémodialysés un terrain
favorable aux complications infectieuses qui peuvent être pulmonaires,
urinaires, cardiaques ou ostéoarticulaires.
Dans ce cadre, les
arthrites septiques paraissent une complication fréquente chez les sujets
hémodialysés.
Ce travail propose
d’étudier la fréquence et les principales caractéristiques bio cliniques,
thérapeutiques e |